Votre smartphone n’est pas votre médecin !

D’un côté la technologie nous permet de prévenir certaines épidémies et d’améliorer la communication en termes d’urgence et d’un autre la présence de toutes ces ondes en permanence vient perturber l’activité de notre cerveau et la place des médecins et de leur diagnostic. Nous laisserions-nous influencer par un téléphone, une machine, du virtuel pour diagnostiquer notre état de santé ? Pour imaginer le moment le plus propice dans notre cycle de sommeil pour être réveillé ?

Les téléphones portables de nouvelle génération appelés Smartphone (SP) offrent de nombreuses applications plus créatives les unes que les autres : reconnaissance de musique par son téléphone, conseils pour passer une soirée d’halloween terrifiante, création d’avatars liés aux contacts téléphoniques…Ces dernières restent encore assez « funs » et sont plus de l’ordre du gadget. Par contre, celles qui ont attirés notre attention pour cette rubrique sont connexes à la thématique de la santé, de la gestion des soins et de l’automédication.

Votre téléphone portable, nouveau médecin de poche

En effet, les Smartphones proposent une application qui permet de mesurer le rythme cardiaque. Plus loin, les chercheurs du Worcester Polytechnic Institute (WPI) ont développé une application qui permet de mesurer non seulement le rythme cardiaque, mais aussi le rythme respiratoire et la saturation en oxygène du sang en plaçant simplement son doigt sur le capteur optique du téléphone. Cette application pourrait remplacer les moniteurs médicaux sophistiqués capables de capturer et transmettre les données physiologiques vitales (un article a également été publié dans la revue IEEE Transactions sur le génie biomédical). Selon l’un des auteurs, « cela donne au patient la possibilité d’effectuer une surveillance précise, n’importe où, sans matériel supplémentaire au-delà de ce qui est déjà inclus dans les téléphones mobiles de nombreux consommateurs. On peut ainsi prendre des mesures de base à tout moment et de construire une base de données qui pourraient permettre une meilleure détection des états de maladie. »

Ces mesures de bases permettent sans doute un meilleur suivi du patient au jour le jour. Toutefois, ce genre de gadget pourrait rendre le patient « parano », « accro » à son Smartphone. Actuellement, on se rend chez le spécialiste qui veille à ne pas nous alarmer pour le moindre pic d’adrénaline qui pourrait être lié à des facteurs externes et faire partie des réactions commune liées à ce genre de facteur. De plus, être en permanence à proximité des ondes émises par nos GSM a été dénoncé comme néfaste dans de nombreuses études, un peu partout dans le monde mais surtout en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Allemagne et en Suède. Ces derniers ont commencé à cerner clairement certaines conséquences d’un usage intensif du gsm : tumeurs au cerveau, perte de mémoire, troubles de la concentration, maux de tête, les études se multiplient pour démontrer les dangers des téléphones portables.

Téléphone portable au service des CRACS

Lors du congrès de l’American Heart Association (AHA), des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont signalé les répercussions que Twitter pourraient représenter pour la santé publique. Dans leur étude, les chercheurs ont calculé que les échanges d’informations portaient, dans 10% des cas sur les lieux d’implantation des défibrillateurs, les recommandations ou les procédures d’intervention.

Des chercheurs néerlandais ont conçu un système d’alerte pour que les services de secours avertis d’une attaque cardiaque puissent prévenir par SMS les personnes se trouvant à proximité du cas signalé, afin qu’elles puissent prodiguer le plus vite possible les gestes de survie (massage cardiaque, défibrillateur automatique) à la victime. Une version démultipliée du bon samaritain !

Dans ces deux cas, le téléphone devient un outil pratique pour localiser les ressources d’aide et intervenir rapidement. Toutefois, soyons attentif et gardons notre esprit critique par rapport à la qualité et la véracité des informations que l’on peut trouver sur un site comme Twitter.

Téléphone portable et réveil en douceur…

Enfin, les développeurs d’application pour iPhone ont lancé sur le marché, une seconde version de Sleep cycle alarm clock. Cette dernière utilise les propriétés du capteur permettant de détecter les mouvements pour repérer les cycles de sommeil après quelques nuits de réglages. L’idée des développeurs était de coupler la détection des éveils avec une alarme, pour favoriser un éveil plus agréable.

En conclusion, le GSM doit rester un outil et ne doit pas remplacer l’avis du professionnel. Nous sommes dans une société de « l’immédiateté », où rapidement on peut avoir une info grâce à Internet et ses nombreuses déclinaisons, ne laissons pas cette dernière être notre seule source d’information. Gardons également en tête que l’avis d’un professionnel à son importance.

Caroline Ena
Animatrice pédagogique
caroline.ena@resonanceasbl.be