
Saint Nicolas, rien que d’évoquer son nom, on retombe instantanément dans nos souvenirs d’enfance… Les cougnoux, les chocolats à l’effigie de « Saint Nic’ », les bonbons et mandarines, les chaussures devant la cheminée ou le radiateur, la première rencontre un peu impressionnante avec le Grand Saint et la fois où on a découvert comment les cadeaux arrivaient vraiment (et surtout où…). Un florilège de bons souvenirs qu’on échangerait pour rien au monde. Et pour cause, on a tant de raisons d’adorer cette fête…
D’abord pour son message. Hé oui, s’il est besoin de le rappeler, à la Saint Nicolas, les enfants sages sont récompensés (et les affreux punis, mais bon). C’est donc une façon de reconnaître aux enfant leurs efforts et de leur rendre justice pour les progrès qu’ils ont fait. Saint Nicolas récompense celui qui a su arrêter la tutute, les bons points obtenus à l’école, l’aide qu’on fournit à ses parents à la maison, les chambres bien rangées. Il paraît même qu’il offre de belles guindailles aux étudiants particulièrement travailleurs pour les motiver avant leur session… Si ça c’est pas un chouette esprit de fête…
Ensuite, la Saint Nic’ c’est aussi une fête peu commerciale, même si certains l’oublie de nos jours. On offre avant tout des sucreries et autres douceurs : mandarines, pains d’épice, chocolat, cougnoux, qui sont spécifiques à chaque région, c’est du local. C’est pas ça qu’on appelle une consommation responsable et durable ? Puis il y a de bonnes raisons pour offrir des cadeaux, ce sont des récompenses, ce n’est donc pas uniquement le prix qui compte mais aussi ce que l’enfant y voit (mon plus beau souvenir de cadeau, c’est le vieux vélo familial sur lequel mes 14 cousins ont appris à rouler, mais à 4 ½ ans, ça voulait dire que j’étais assez grande pour apprendre moi aussi ! on en parle encore de ce vélo…).
Ce qu’il y a de merveilleux à la Saint Nicolas, c’est que c’est une fête où on est très solidaire. Tous les enfants sages ont droit à une Saint Nicolas et plein de bonnes volontés s’emploient à ce qu’aucun enfant ne soit oublié. Qu’ils soient dans une institution ou dans un centre fermé ou tout simplement qu’ils vivent dans un milieu défavorisé, Saint Nicolas a de très bon relais qui lui permettent d’atteindre tous les enfants. Ils sont même parfois trop bons me racontait une dame qui travaille dans une maison d’accueil et qui doit chaque année soigner quelques indigestions de bonbons… Chaque enfant aura son petit moment de magie et au moins une rencontre avec le Grand Saint.
Et puis Saint Nicolas, c’est le prototype de la fête multi-culturelle. On la fête en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche mais chaque pays a ses coutumes, ses histoires et ses chansons, ses friandises typiques. Il paraît même que le Santa Claus anglo-saxon ne serait qu’une adaptation de notre cher Grand Saint. Et même dans notre pays où les tensions culturelles peuvent être vives, Saint Nicolas prône la conciliation. Car si les querelles linguistiques lui prêtent en Flandre un cheval et en Wallonie un âne, il paraît qu’à Bruxelles, il enfourche une mule…
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