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12/03/2009

13/03/2009

Alors que Vilnius et Linz, capitales européennes de la culture pour 2009, viennent d’ouvrir leurs festivités, Mons vient officiellement de déposer son dossier de candidature pour ce même titre en 2015. A cette occasion, plus de deux cents enfants avaient réalisé, sur la Grand-Place, une grande fresque artistique représentant Mons et ses dix-neuf communes. C’est peut-être cette volonté des politiques à impliquer la jeunesse dans ce projet qui a manqué à sa concurrente Liège…


Les règles du jeu

L’idée d’une ville européenne de la culture est concrétisée en 1985 avec la ville d’Athènes. L’objectif principal de l’Union européenne, qui cofinance les projets et prend part au choix de la ville, est de renforcer la connaissance mutuelle des peuples européens et de faire prendre conscience du patrimoine commun.

Le programme d’un an doit répondre à des critères comme « la dimension européenne » (coopération, richesse de la diversité culturelle en Europe et aspects communs) ; "l’implication des citoyens", qui vise à susciter l’intérêt des citoyens et à faciliter le développement culturel à long terme de la ville.

Un label convoité

La capitale européenne de la culture est devenue au cours des années une des actions les plus populaires de l’Union européenne. A ce jour, 39 villes ont bénéficié de ce label qui est devenu un des grands moyens de promotion culturelle et économique. Même si le budget d’une telle manifestation est toujours conséquent, l’investissement global semble avoir toujours été rentabilisé. Le plus bel exemple est probablement celui de Lille qui a réussi à changer en profondeur son image avec ses 9 millions de participants, ses 1700 artistes mobilisés et un développement touristique sans précédent. Le label est ainsi perçu comme un tremplin pour toute une région en reconversion économique. Il s’inscrit dans le cadre d’un combat pour l’image, nécessaire pour attirer les investisseurs, au risque de présenter la culture comme un moyen comme un autre d’améliorer ses performances économiques.

La Cité ardente hors course

Tristesse et colère règnent depuis le 22 février chez les fervents partisans de la candidature liégeoise. Au contraire de Mons, Liège a organisé une consultation populaire qui a fait se déplacer plus de 18.000 citoyens aux urnes. Malheureusement, cela représente un peu moins de 10% de participation et le projet tombe donc tout simplement à l’eau (cela me fait penser à un certain référendum européen en Irlande il y a quelques mois…). La faute à qui ? Un bourgmestre qui exprime clairement sa volonté de ne pas soutenir le projet ? Des citoyens peu impliqués ou mal informés ? Cela donne quand même à réfléchir sur les options politiques qui ont été choisies de part et d’autres. A Mons, on n’a pas demandé l’avis des montois, mais on a décidé d’impliquer la jeunesse …

Mons, un projet méconnu

… mais que savons-nous finalement de ce projet, à part les frimousses souriantes de tous ces enfants ? Le jury doit en avoir la primeur paraît-il. On sait déjà qu’il alliera le passé historique de la ville à son futur technologique porté par le slogan « Where technology meets culture ». Quelques projets et partenariats sont également présents sur le site, déjà primé, www.mons2015.org. Quoique décide le jury le 1er juin prochain, l’important n’est-il pas finalement de faire se rencontrer des personnes d’horizons différents autour de projets communs ?

Nathalie Flament
nathalie.flament@icc-formation.be



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