Sécurité ou insécurité ?

L’ancien couvent Gesù vient de vivre des émotions démesurées. Une expulsion sans nom où les policiers sont plus nombreux que les personnes à déloger, où les femmes sont menottées et les enfants embarqués pour être contrôlés dans un stade. Cela rappelle certaines heures sombres de l’Histoire. Pourquoi utiliser la force ? Inutile et dramatique tous ces moyens déployés, ceux-ci auraient permis de générer potentiellement des solutions. Dilemme entre zone de non droit et droit d’être logé. Le rôle du politique consiste à proposer une solution globale sur le long terme, sans laisser pourrir les choses et en venant en seigneur féodal faire régner l’ordre. Un suivi social sur le terrain semble indispensable pour aider ces gens à mieux s’installer et leur redonner un peu d’espoir. Cette tragédie traduit plutôt l’échec de notre politique d’immigration et d’asile et d’une politique sociale d’une commune et d’un bourgmestre socialiste dépassé par les évènements. On en oublie la dignité humaine. Alors sécurité ou insécurité ?