Saleté de pauvreté !

La pauvreté est une injustice criante en Wallonie, à Bruxelles, en Flandre, en Belgique, en Europe et dans le monde, à une époque où les richesses n’ont jamais été aussi importantes (les richesses matérielles et immatérielles). Toutefois, force est de constater que celles-ci n’ont jamais été autant concentrées dans les mains d’un petit nombre au détriment du plus grand nombre. Lutter contre la pauvreté nécessite donc que les pouvoirs publics s’intéressent aux Richesses et à leurs usages au bénéfice de Tous. La pauvreté n’est donc pas une fatalité. C’est une conséquence de cet usage inégalitaire de l’accès aux Richesses (matérielles, immatérielles, naturelles) pour Tous. C’est aussi une conséquence du déficit des politiques structurelles ou de l’inadéquation/décalage de celles-ci par rapport à la réalité vécue par les populations. C’est enfin une conséquence du capitalisme débridé conduisant vers une privatisation croissante de services et de biens qui devraient être considérés pourtant comme des biens communs.

Vivre des conditions de pauvreté ou d’appauvrissement dans la longue durée provoque le développement de comportements de survie qui créent des habitudes de vie liées à la privation, à l’ignorance, à l’isolement, au fait de se vivre “à côté du système”. Cela conduit à la désaffiliation progressive et souvent de plus en plus intense.

En Belgique, 21 % de la population connaît une situation de précarité. Cela veut dire que les droits fondamentaux d’une personne sur cinq ne sont pas respectés ! Aujourd’hui, beaucoup de personnes et de familles doivent joindre les deux bouts avec un revenu en dessous du seuil de pauvreté européen (1000€/mois pour une personne seule et 2101€/mois pour un ménage) : ce sont plus spécifiquement des bénéficiaires du revenu d’intégration, des chômeurs, des personnes handicapées, des personnes souffrant d’une maladie chronique, des pensionnés voire même des travailleurs… Un revenu digne est un droit fondamental ! Lors des précédentes élections fédérales, la plupart des partis politiques ont reconnu que percevoir des revenus en dessous du seuil de pauvreté européen reste inadmissible.

L’effondrement des acquis sociaux, gages de progrès dans des sociétés en recherche d’égalité, est bien en route…De plus en plus de personnes deviennent des citoyens de « seconde zone », un sentiment renforcé par les discours culpabilisateurs qui renvoient à la responsabilité individuelle et à la méritocratie. Tout cela alimente les visions et replis égoïste, l’intolérance et le racisme, et fait le lit de l’extrême-droite et d’autres formes de totalitarisme.

Ce 17 octobre, quelques 2000 manifestants : travailleurs sans emploi, travailleurs salariés, travailleurs indépendants, familles, jeunes et enfants, personnes âgées, personnes pré-pensionnées, pensionnées, personnes de toutes origines, militants, acteurs de mobilisation et de changement ont exigé des hommes et des femmes qui ont fait le choix de prendre des responsabilités politiques, qu’ils optent résolument POUR un projet de SOCIÉTÉ SOLIDAIRE. Ne pas prendre cette direction-là serait dramatique pour les populations, pour les générations futures et l’avenir, pour la démocratie, pour la paix, et par conséquent pour le développement de notre pays ! Parce que l’égalité est meilleure pour tous et pour la collectivité.


Jeunes CSC


Source : http://www.rwlp.be/index.php/accueil/positionnement-politique-du-rwlp/77-positionnement-politique-du-rwlp.

Pour en savoir plus sur le sujet, visionnez également ce documentaire http://www.salaudsdepauvres.be/