21/04/2009

Quand ceux qui devraient vous protéger vous agressent...

Un militant jociste et sa famille ont été agressés par la police samedi, plaqués au sol, menottés, subissant coups et insultes racistes, emmenés au poste où la procédure d’interpellation n’a pas été respectée. Pourquoi ? une simple discussion animée entre un père et son fils sur un trottoir faisait visiblement trop de bruit... La JOC se mobilise afin que cette agression donne lieu à des sanctions et réparations. Le CJC leur apporte son soutien plein et entier dans cette action. La police est là pour protéger les citoyens et faire respecter l’ordre. Elle devrait donc lutter contre les agressions à caractère raciste et non les perpétrer ! Nous vous relayons le communiqué de la JOC.

Faut-il avoir peur de la police quand on est jeune, qu’on se balade dans un quartier populaire et qu’on est d’origine étrangère ? Ou à l’inverse, la police a-t-elle peur des jeunes surtout s’ils viennent des milieux pop et sont issus de l’immigration ? Triple stigmatisation... Des questions qui interpellent sur le vivre ensemble et l’organisation de notre société !

Nous vous relayons le communiqué de la JOC.

Bavure ? Non, agression !

La JOC(Jeunesse Ouvrière Chrétienne) veut faire part de son indignation et de sa colère suite à l’agression raciste d’un de ses militants et de sa famille, survenue ce samedi 18 avril au soir.

Alors que Matthieu, militant JOC de Namur, avait une discussion animée avec son père sur un trottoir de St-Gilles à Bruxelles, une voiture de police est arrivée.

Peut-être alertée par un voisin soucieux de la quiétude de son quartier, peut-être « dérangée » lors d’une patrouille de routine, la voiture s’est arrêtée. De là sont sortis deux policiers.

Alors que Matthieu, à la vue des « représentants de l’ordre », a directement voulu présenter ses papiers et présenter des excuses pour le bruit, il s’est fait plaquer au sol, menotter et embarquer. Son frère, son père ainsi que la compagne de ce dernier se sont vu réserver le même sort. Très violent.

Emmenés séparément vers deux commissariats différents dans des voitures arrivées entre-temps, la famille a subi un traitement de choc. Les coups et les insultes racistes (cette famille a le « malheur » d’être d’origine congolaise) ont plu pendant le trajet.

Au poste de police, les provocations policières ont continué. Matthieu a dû patienter deux heures avant son audition, alors que les policiers lui disaient que cela n’allait prendre que quelques minutes.

Durant toute l’intervention, il a demandé à connaître ses droits, appeler son avocat et l’assistance d’un médecin. Il s’est vu répondre par des insultes.

Antoine, son frère, son père et sa belle-mère souffrent encore à l’heure actuelle des coups reçus. Mais plus que la douleur physique, le sentiment d’injustice profonde les ronge.

La JOC est en contact avec certaines organisations de défense des droits humains et veut aider cette famille a obtenir réparation. Le comité P va être saisi.

Ceci est une agression raciste. Pas une bavure. Ce dernier mot est utilisé à tort et à travers pour « excuser » nos « représentants de l’ordre » lorsqu’ils agressent physiquement des citoyens sans aucune raison.

Mais lorsque la « bavure » est quotidienne, elle devient la norme. Et cela est insupportable.

Tout le monde est exposé aux agressions policières, rarement punies par la hiérarchie.

Alors, pour tous les « Matthieu », merci de diffuser ceci le plus largement possible.

Pour la JOC,

Luigi Mauti, Secrétaire Général