Octobre, le mois du don d’organes… vote pour la vie !

La Belgique a choisi le mois d’octobre pour nous sensibiliser à la thématique du don d’organes. Faisons un petit tour d’horizon de ce qui est important de comprendre et de savoir avant de prendre une telle décision : quels sont nos droits en tant que donneur ? Quelles démarches faire pour manifester son intérêt ou son refus ? Donner ses organes, est-ce la même chose que donner son corps à la science ? Autant de questions qui titillent l’esprit.

Le cas de la Belgique : nos droits en tant que donneur et les démarches à entreprendre.

En Belgique, chacun d’entre nous est, par défaut, donneur d’organes. Toutefois, quelques règles peuvent être intéressantes à connaitre. Que l’on souhaite ou non faire don de ses organes, il faut se rendre dans sa commune et faire part de sa décision afin qu’elle figure au registre national. Précisons que le don d’organes est anonyme et non rémunéré.

Il ne faut pas confondre don d’organes et don de son corps à la science

Certaines personnes confondent don d’organes et don de soi à la science. Le premier permet de sauver des vies et le second de faire de la recherche scientifique. L’un envisage le don de son vivant ou le « parcellise » après la mort et permet une certaine dignité. Enfin, pour le don d’organes la démarche donne rapidement des « résultats » puisqu’ils sont directement transplantés chez la personne en liste d’attente. Toutefois, sans la recherche scientifique, nous n’avons pas la possibilité d’imaginer une vie sans le don d’organes. La solidarité c’est bien mais elle ne suffit pas.

La Belgique, bonne élève !

Actuellement, la pénurie d’organes constitue le frein majeur à la transplantation. Le nombre de donneurs est insuffisant pour permettre à la Belgique de satisfaire les besoins. Il s’ensuit un délai d’attente prolongé qui peut avoir comme conséquence le décès de nombreux patients.

Toutefois, la Belgique a enregistré en 2007 des progrès importants en matière de don d’organes. Les listes d’attente pour les organes sont en diminution. Les actions de sensibilisation ont visiblement porté leur fruit.
En 2006, la Belgique comptait 27,3 donneurs effectifs par million d’habitants. Ce chiffre est passé à 29,1 en 2007, soit une augmentation de plus de 6%. Selon les dernières statistiques d’Eurotransplant, la Belgique fait proportionnellement mieux que l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas.

Le don d’organes sur Facebook : un réel impact ?

Le 18 septembre 2012, la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx et Luc Delany, de Facebook, ont lancé en primeur une nouvelle application : les utilisateurs du réseau social pourront mentionner sur leur page s’ils veulent être donneur d’organes après leur mort. L’application rend son engagement visible à ses amis Facebook et à la possibilité de cliquer vers le formulaire d’enregistrement pour la commune.
Cette démarche permet-elle vraiment de toucher un grand nombre de la population ? Une grande partie des utilisateurs de ce média social ont moins de 18 ans et n’ont donc pas totalement la possibilité de prendre cette décision. Toutefois, cette action de sensibilisation pourra sans doute éveiller des questions auprès des jeunes et avoir un impact sur leur réflexion à ce sujet et sur l’augmentation des démarches pour leur avenir.

Je vote pour la vie

L’action Facebook précède la nouvelle campagne Beldonor qui tombe cette année au moment des élections communales du 14 octobre. Sous le slogan “Je vote pour la vie”, des posters et des brochures seront distribués dans un grand nombre de bureaux de vote, afin de susciter l’attention pour le don d’organes. Des dizaines de communes ont déjà signalé leur collaboration pour que leurs habitants, le jour des élections, puissent apporter leur formulaire d’enregistrement pour le don d’organes à la maison communale.
Voici donc une série d’informations utiles afin d’être prêt à y réfléchir avant d’être confronté à cette décision. L’important est bien que chacun soit correctement informé et qu’ils puissent se positionner en connaissance de cause parce que c’est un choix personnel. Positionnez-vous et informez-en vos proches cela permettra peut-être de poser un acte de solidarité au-delà de la mort.

Caroline Ena
Animatrice pédagogique
caroline.ena@resonanceasbl.be