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Selon nous
Le Carnaval, toute une symbolique !
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5/02/2010

05/02/2010

Le folklore wallon est encore très vivant et se manifeste au fil des saisons. Ainsi, dans certaines régions, la coutume veut qu’on prépare le Carnaval tout au long de l’année. Les premières festivités commenceront dans les cantons de l’est le 11/11 et les dernières se termineront, en pays de Herve, à Pâques.

Quelle est l’origine et la signification du terme « Carnaval » ? Le terme « Carnaval » vient du latin « carnelevare » qui signifie littéralement « enlever la viande ». Actuellement, il désigne la période qui s’étend du jour des Rois, l’Epiphanie jusqu’au Carême.

Mardi Gras

Pourquoi parle-t-on des jours gras, en particulier du mardi, quand on évoque le carnaval ? Tout simplement parce que la fête du Carnaval est liée à la tradition chrétienne. C’est l’occasion de bien boire et bien manger avant la période du jeûne du Carême. Car, après, pendant quarante jours, il faudra manger maigre en bannissant les viandes, les œufs et les graisses.

Le déguisement

Pourquoi se déguise-t-on et porte-t-on des masques ? Pendant cette fête, les masques et les déguisements permettent de renverser les conventions. C’est ainsi que dans les carnavals des cantons de l’est et rhénans, on retrouve la journée des femmes où elles ont tout pouvoir. A Binche, lors de la nuit des trouilles de nouilles, des centaines de personnages masqués vont de café en café intriguer les non-masqués. Les Gilles, eux aussi, le mardi gras, se réfugient derrière le masque symbolique de cire. Il ne le quittent qu’après avoir été reçus par les autorités communales.

Les personnages carnavalesques

Les Blancs-Moussis sont les vedettes du carnaval de Stavelot. Ils sont nés d’une parodie. La légende raconte que le Prince-Abbé G.de Manderscheidt, vers 1500, interdit aux moines de l’abbaye de participer aux réjouissances carnavalesques. Les Stavelotains, en guise de protestation contre cette mesure sévère, s’affublèrent d’une grande robe blanche, d’un capuchon, d’une cape et d’un masque hilare au long nez rouge.

A Malmédy, le grand cortège est entre autre animé par les pierrots et arlequins, les travestis peaux-rouges et peaux noires d’Afrique et les fameuses Haguètes qui taquinent la foule.

A Fosses-La-Ville, les Chinels, descendant de « Polichinelle » dansent de façon endiablée. Leur costume coloré est confectionné en soie chatoyante. Ils sont ornés de grelots, ont deux légères bosses, une colorette imposante. Les plus petits sont accompagnés par des échasseurs.

A Eupen et La Calamine, le prince Carnaval règne, avec sa cour, sur la ville durant trois jours fous.

Toute bonne chose a une fin

Comment le carnaval se clôture-t-il ? Un rituel de mise à mort (par incendie ou par noyade) du symbole du carnaval ou d’un bouc émissaire clôture cette fête. A Eupen, on brûle le cochon engraissé depuis le 11/11. Dans la vallée du Viroin, on assiste à la lecture de la sentence destinée à Monsieur Mardi Gras ; puis à sa noyade et à sa crémation. Une manière d’éliminer le bonhomme hiver et d’annoncer le retour du printemps.

A vous de jouer

Vous aussi, illuminez les derniers jours sombres de la saison. Mettez de la couleur au cœur de l’hiver. Créez des costumes chatoyants avec vos enfants, maquillez-vous selon vos goûts, réfugiez-vous derrière votre masque pour jouer des farces. Faites votre carnaval, inversez les rôles, c’est si drôle !

Bénédicte BRAGARD
Détachée pédagogique - ICC
benedicte.bragard@icc-formation.be

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