Notre empreinte écologique

La dixième édition de la journée sans voiture a eu lieu ce weekend … idée de génie ou ineptie ?
Certains esprits chagrins pesteront contre le coût de l’organisation de cette journée, du fait que cela ne changera rien, que les gens dès lundi reprendront leur voiture. D’autres verront la réappropriation de la ville par ses habitants, le plaisir de retrouver une ville sans pollution, sans bruit et agréable à vivre.

Cette journée sans voiture est l’occasion de découvrir une autre façon de se déplacer, de prendre davantage conscience des désagréments de la voiture, de notre environnement immédiat, une occasion de changer nos habitudes, d’en prendre de nouvelles, de remettre en question notre façon de vivre.

Toujours plus

Le modèle économique dans lequel nous vivons est celui de la croissance. Chaque année le monde produit plus, nous consommons plus et nous sommes plus nombreux.
Notre planète et nos ressources restent quant à elles limitées

Afin de savoir si nous ne consommons pas plus de ressources que nous n’en possédons, un outil a été développé ; il s’agit de l’empreinte écologique. Les données de cette dernière sont peu encourageantes. Si tous les habitants de la planète devaient vivre au même rythme que les belges nous aurions besoin de 4,4 planètes … Le mode de vie des belges ne peut donc pas être généralisé sans quoi le monde se retrouverait rapidement sans ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de chacun.

De petits efforts pour de grands changements

Sans le savoir nous sommes parfois prisonniers de certaines habitudes. Nous agissons par réflexe, sans réfléchir. Par exemple, au magasin, lorsque nous achetons des fruits et légumes pourquoi acheter ceux qui viennent du Cap alors que dans la caisse d’à coté se trouvent des fruits de nos régions ? En mangeant local et de saison, on peut réduire jusqu’à 20 fois la production de CO2.

Dans notre façon de concevoir notre repas nous pouvons aussi limiter notre impact. Les vaches sont responsables, en Europe, de la production de 5% des gaz à effet de serre. En diminuant notre consommation de viande, et en privilégiant les légumes, on fait du bien à soi et à la nature. Si en plus, lors de la préparation des plats, l’on veille à utiliser un couvercle (entre 30 et 70 % d’énergie économisée lors de la préparation) c’est une vraie fleur que nous faisons à la nature

Il existe d’autres moyens simples de réduire notre empreinte écologique. N’oublions pas que le meilleur moyen de réduire notre consommation est encore de ne pas consommer !...
A l’école l’opération gros pulls propose de diminuer la consommation énergétique en abaissant la température d’un degré. Ainsi, on économise 5% d’énergie, on pollue donc 5% de moins et la facture sera réduite d’autant... Pourquoi ne pas faire la même chose à la maison ?

Pour nous meubler, évitons les temples de la surconsommation au modèle économique intenable pour la planète. Profitons pour passer un moment en famille ou entre amis en allant chiner dans les brocantes, où pour une modique somme nous recyclons d’anciens meubles que nous pouvons ensuite customiser et rendre unique.

Le recyclage permet aussi d’économiser les ressources de la planète. Le papier que l’on trie, le verre que l’on met dans les bulles sont autant de matières premières qui seront réutilisées sans devoir ponctionner dans les réserves de Mère nature.

En recyclant on peut même faire une bonne action. C’est le cas par exemple avec l’action 1 Bouchon : 1 Sourire. En recyclant, on fait non seulement un geste envers la nature (le recyclage d’une tonne de bouchons en plastique économise 3 tonnes de pétrole) mais en plus, cette action permet de récolter des fonds qui sont reversés à des associations pour handicapés.

On peut se dire qu’à notre échelle cela ne vaut pas grand-chose. Un journal dans la mauvaise poubelle ou une bouteille dans le mauvais sac, cela ne changera pas la face du monde. Et bien si ! Chacun à son niveau et à sa manière peut contribuer à changer les choses. Ce sont les petits cours d’eau qui font les grandes rivières.
Il nous appartient, en tant que CRACS, de contribuer à la préservation de notre planète-maison par de petits gestes simples au quotidien.

Renaud Coning
Détaché pédagogique
rconing@cjc.be