Mobilisation CNAPD : guerre en Libye

A l’initiative de la plateforme Anti-Guerre, un rassemblement aura lieu devant le Ministère de la Défense, le Mercredi 08 juin à 16h. L’événement est visible sur facebook

Depuis plus de deux mois maintenant, la coalition chargée de « protéger les civils » en Libye mène une véritable campagne de soutien à un groupe armé, appuyée par des bombardements massifs opérés par l’OTAN.

Loin de protéger les civils, ces bombardements entraînent une succession de victimes humaines et visent des objectifs politiques de changement de régime en contradiction flagrante avec la teneur de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

L’intervention de L’Otan s’inscrit dans la logique de guerre, augmente le nombre de victimes civiles et est un obstacle à toute solution politique, pourtant demandée dans le premier point de la résolution 1973.

Le gouvernement belge s’emploie à suivre et à soutenir les déviances illégales de l’intervention ; au lieu de tirer les leçons de l’évolution guerrière qu’elle prend – qui était à prévoir –, de faire son mea culpa et de se retirer. La Belgique n’a rien à gagner à se positionner de la sorte ; et surtout pas en faisant preuve d’un zèle va-t-en-guerre, comme nous l’observons depuis le début de l’opération.

Les trois premiers mois de l’intervention arrivent bientôt à échéance. Nous demandons que nos parlementaires en profitent pour faire écho aux revendications que nous porterons. Soyons vêtus du noir de deuil pour toutes les victimes civiles de cette guerre, ce mercredi 08 juin à 16h devant le ministère de la guerre (coin du boulevard du Régent et de la rue Lambermont).

  • Arrêt immédiat des bombardements de l’OTAN
  • Retrait de la Belgique de l’intervention de l’OTAN
  • Respect du droit international humanitaire par toutes les parties
  • Soutien à la résolution politique du conflit

Cette intervention en Libye est un exemple de plus de la militarisation et de la violence des options prises par notre société. Il nous faut répéter que l’option militaire n’en est pas une et que les conflits ne se règlent pas à la force du canon.