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Misère, ça existe encore…
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12/10/2007

12/10/2007

« Misère » ! Ca sonne comme un mot ancien et désuet que disaient nos grands-mères pour se plaindre ou pour dire que ça allait mal. Pourtant, dans notre monde moderne à l’économie opulente et à la technologie surdéveloppée, ce mot est encore d’une actualité douloureuse pour un bon nombre de personnes d’ici et d’ailleurs.

Cette réalité, qui peut sembler difficile à approcher, n’en est pas moins inadmissible. 1 Belge sur 7 doit vivre, ou plutôt survivre, avec moins de 777 euros par mois (4% des personnes qui travaillent sont aussi dans cette situation). 1 milliard d’humains doivent vivre avec moins d’1 euro par jour. C’est ça, la misère, une grande pauvreté qui entraine l’exclusion.

Et c’est bien là le problème. Comment vivre dans la dignité avec si peu de moyens ? Comment avoir un logement décent, des soins médicaux adéquats, vivre dans un environnement sain, s’épanouir culturellement et socialement ? Ce sont pourtant des besoins fondamentaux reconnus dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. C’est pour cela que la misère ne devrait plus exister. Pour rappeler ce constat de souffrance et sensibiliser et mobiliser l’opinion face à ce problème, on a créé il y a 20 ans la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre.

Mais finalement, ce que la misère nous pousse à faire, par les situations d’injustice et d’exclusion qu’elle entraine, c’est à réfléchir à une société plus solidaire mais surtout plus ouverte. Elle nous oblige à trouver un modèle d’organisation où chacun peut prendre la place qui lui revient en tant qu’être humain et où on accepte l’autre quelques soient ses moyens. Pour que l’égalité des chances ne soit pas qu’un slogan. C’est un défi pour l’ensemble de la communauté humaine que ne renieront certainement pas les citoyens responsables actifs critiques et solidaires que nous sommes.

Car refuser la misère, ça commence à notre petit niveau. Par des gestes simples comme lutter contre la banalisation et l’indifférence face à des situations de grande pauvreté. Comme voir ce qu’on peut faire autour de soi pour aider les personnes à ne plus subir leur situation. Et ça se prolonge dans l’affirmation de nos choix au niveau politique. Se positionner contre une diminution de nos acquis sociaux mais pour leur adaptation aux nouvelles situations de pauvreté qui se développent (travail précaire, formations inadaptées aux besoins du marché, immigration clandestine, …).Déjà on sent que la misère recule et si l’on veut qu’elle fasse de plus grands pas en arrière, on peut s’associer à la Journée mondiale du refus de la misère.

Le 17/10/2007, plusieurs actions sont proposées.
- Pendre un drap noué à votre fenêtre pour signifier qu’on peut échapper à la misère.
- Signer la déclaration de solidarité mondiale pour affirmer son soutien à la lutte contre la misère et envoyer un message fort aux autorités demandant de poursuivre et de renforcer les politiques de lutte contre la pauvreté.
- participer aux événements organisés par le Réseau Belge de lutte contre la pauvreté et notamment à l’événement national qui aura lieu à partir de 13h dans et autour du KVS à Bruxelles. Il y aura de la musique, du théâtre, des animations artistiques de tous poils, de quoi faire de ce jour de tristesse un jour d’espoir.

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