
La fin du 20ème siècle à vu émerger un peu partout dans le monde la prise de conscience qu’il faut protéger l’environnement dans lequel nous vivons si nous voulons continuer à y vivre encore longtemps. Le grand défi du nouveau siècle est de mener à l’échelle mondiale des actions efficaces qui arrêteront la dégradation de notre planète mais qui répareront aussi les dégâts déjà causés. Le premier chantier lancé fût celui de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tout un programme… Voyez vous-même.
Les gaz produits par l’activité humaine, comme leCO2 ou le méthane, sont responsables de l’accroissement de l’effet de serre. Cela veut dire que le ces gaz forment une couche qui retient une partie de la chaleur de la terre qui devrait s’échapper dans l’atmosphère. Mais si les tomates et les fraises aiment pousser bien au chaud, notre planète, elle, a besoin d’une température spécifique qui est la sienne depuis des centaines de milliers d’années et qui a permis le développement de la vie à la surface du globe. Si l’effet de serre fait augmenter la température, cela va nécessairement modifier les équilibres des écosystèmes.
Dans certains endroits, cela mettra en péril l’existence de la faune, la flore mais aussi des communautés humaines présentes. Ajoutons à cela le fait que ces gaz étant volatiles, ils ne restent pas au dessus de ceux qui polluent mais se répartissent autour de la planète, [Plus d’infos]
On comprend donc pourquoi il y a des négociations politiques internationales pour stopper l’augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Jusque dans les années 80, les résultats scientifiques sur les changements climatiques ont été très controversés vu l’impact qu’ils pouvaient engendrer sur la politique énergétique des Etats. En 1988, un virage s’amorce avec la création du GIEC, groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Celui-ci va peu à peu propager l’idée que l’activité humaine a des conséquences néfastes sur le climat et va conduire les Etats du monde à se préoccuper de ce problème.
En 1998, le protocole du Kyoto voit le jour. Il impose aux Etats signataires de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à un niveau qui ne mettra pas en péril notre climat. Les pays où l’on pollue le plus seront donc ceux qui devront faire le plus d’efforts. En Belgique, entre 2005 et 2010, nous devons réduire nos émissions de 7,5% par rapport à 1990, c’est-à-dire à 135,27 millions de tonnes d’équivalents CO2. En 2005, nous sommes arrivés à émettre 2,1% de moins qu’en 1990. Mais on est encore loin du compte si on veut atteindre l’objectif fixé, surtout que la diminution est en grande partie due à l’achat par l’Etat et les Régions de « permis d’émission » à des pays étrangers. Ce n’est pas gagné…
Mais bon an, mal an, les politiques mondiales de réduction des émissions continuent à se mettre en place avec des objectifs assez ambitieux. On l’a vu lors de la conférence de Bali ; la communauté internationale ne relâche pas la pression, ceci dans le but que des efforts soient fait par l’ensemble des Etats et surtout les plus pollueurs. Espérons que ces mesures suffiront pour limiter le réchauffement de la Terre et ouvriront la voie à beaucoup d’autres politiques publiques en faveur d’un développement durable et respectueux de notre belle planète.
Dominique Vitry
dvitry@cjc.be
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