Il vous manque le plugin flash pour visionner l'animation.

Dernière mise à jour : vendredi 10 février 2012 Accueil A vous de voir J’ai vu, j’ai lu, j’y étais J’y étais
Les Jeunes CSC y étaient...
e-mail Facebook Twitter Digg imprimer

30/08/2006

Recontre avec les syndicats français

Les problèmes d’accès à l’emploi et de la montée de l’extrême droite sont-ils spécifiques à la Belgique ? Ces questions sont-elles traitées de manières différentes ailleurs ? Une délégation des Jeunes CSC s’est rendue à Lille pour rencontrer des jeunes délégués de la CFDT (syndicat français). L’objectif de ces journées était d’échanger sur des thèmes qui préoccupent tant les jeunes belges et que les jeunes français.



Le contexte français est très différent de celui de la Belgique : le taux de syndicalisation est faible, les syndicats n’offrent pas ou peu de services à leurs affiliés, ne paient pas les allocations de chômage, les jeunes ne sont pas organisés de manière spécifique,
... Deux visages du syndicalisme européen qui sont pourtant confrontés à des problématiques communes, que ce soit la montée de l’extrême droite ou le taux de chômage élevé chez les jeunes.

Sandrine et Ludovic se sont tous deux rendus à Lille avec la ferme intention de débattre et de trouver des solutions. « Ce qui m’a frappé avant tout, c’est les différences. Le syndicalisme français n’a vraiment pas grand chose à voir avec ce qui se fait chez nous. Ils étaient très surpris de voir autant de jeunes impliqués dans le mouvement syndical, explique Sandrine. Mais très vite, les ressemblances sont apparues, au fond nous avons les mêmes problèmes mais des manières différentes de les aborder. »
Même si le phénomène est plus important en France, la problématique de la montée de l’extrême droite est pourtant une réalité proche de la nôtre. Les scores élevés de l’extrême droite aux dernières élections présidentielles ont entraîné la mise sur pied d’une série d’actions pour lutter contre ce phénomène. Un travail de fond a été lancé dans les entreprises avec les délégués. « La France, c’est un peu comme un voyage vers le futur pour nous. C’est ce qui pourrait se passer si on laisse l’extrême-droite gagner en importance, ajoute Ludovic. « On a pu se rendre compte des phénomènes qui exacerbaient le racisme et l’exclusion, complète Sandrine. Les cités où sont regroupées les populations immigrées sont vraiment un bon exemple de ce qu’il ne faut pas faire. En isolant les étrangers, on accentue la peur de l’autre. De plus, les jeunes immigrés sont très touchés par le chômage ce qui les exclue encore un peu plus. »

Pendant toute une journée, les jeunes syndicalistes belges et français ont échangé sur leur vision de l’engagement syndical, sur la société et sur l’avenir. En conclusion, Sandrine et Ludovic s’écrient d’une même voix : « Même si nous devons continuer à nous battre et que tout n’est pas rose, ce genre de rencontre nous permet de nous rendre compte de la chance que nous avons de vivre en Belgique ».

/MAF/

fil rss© Copyright 2010 - Conseil de la Jeunesse Catholique | développement web : Média-Animation | contact webmaster : info@cjc.be