Le bonheur est dans les prés… le temps d’une pause

Perdue au milieu de la montagne durant ces vacances, avec le soleil pour seul témoin, je prends le temps tout simplement de perdre mon regard dans l’immensité de cette nature grandiose, à l’écoute de chacune de mes respirations, concentrée sur chacun de mes pas… et bizarrement je constate que tout ce qui me stressait avant de partir n’a plus vraiment d’importance... Au fait qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ?

Toutes ces raisons qui nous poussent à courir

Course contre la montre, notre quotidien nous offre peu de temps de répit. Nous passons notre temps à postposer les tâches et ces moments qui nous font du bien pour toujours plus de rentabilité ou pour remplir nos « obligations » (professionnelles, familiales, bénévoles …). Dans la plupart des cas, nous nous infligeons ce rythme, par habitude, par peur du regard des autres, ou simplement parce que c’est comme ça.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la dépression majeure deviendra en 2020 la deuxième cause d’invalidité chez l’humain, après les maladies cardio-vasculaires. Cela constitue un bond phénoménal depuis quelques années. Le surmenage que nous nous imposons, dont l’effet néfaste pour nous et notre entourage, est une des principales causes de la dépression !

Tout le monde le sait, les médias en parlent, et pourtant tout le monde continue…
L’oisiveté, il faut le reconnaître, n’a pas bonne presse dans notre société. Pourtant, les spécialistes n’arrêtent pas de nous dire que l’enfant a besoin de s’ennuyer, parce que cela suscite sa créativité et développe son intelligence. Alors, pourquoi serait-ce différent chez les adultes ?

L’hyper-connectivité en outre, ne nous laisse aucun répit : médias, smartphone, mail, facebook, twitter, snapchat … et grâce à la 3G, pardon la 4G, nous voilà connectés tout le temps, et très curieux de savoir quelles infos croustillantes vont nous être communiquées, quelle photo de nous a été postée sur un réseau social ? Et ça BUZZ ! Bref tout est bon pour ne pas prendre du temps pour soi !

 ?? Et toi quand as-tu pris du temps pour toi ??

Débranche !

Face à cette réalité de nombreuses actions contre-courant voient le jour... parfois extrêmes, souvent à la mesure du stress qui l’a suscité. Certains partent dans le désert pour une semaine de retraite spirituelle, les offres de séjour de repos et ressourcement pullulent, les conseils bouddhistes ou Zen sont légions sur les réseaux. On trouve aussi de plus en plus de livres qui parlent de ces familles, personnes, sociétés,… qui décident de se déconnecter et de reprendre le temps de vivre « comme avant ». Ainsi par exemple le livre « Pause », de Susan Maushart, raconte comment trois ados hyper connectés et leur mère (qui dormait avec son smartphone) ont survécu à six mois sans le moindre média électronique.

Même Paris Hilton est sur le coup avec son émission « Simple Life » !! Ce qui est absurde quand on y réfléchit puisque la prise de conscience surfe sur la télé-réalité qui est le symbole de la société de consommation décriée ! Quoi qu’il en soit, cela montre que la situation actuelle est bien perçue comme un problème.

 ?? Et toi quand as-tu pris le temps de te déconnecter ??

Ces petites choses que tu peux mettre en place

Il n’est pas obligatoire de passer d’un extrême à l’autre pour retrouver un juste milieu.
En effet, si on commençait par simplement revaloriser les moments de pauses. Il n’est pas question ici de la pause cigarette pour les fumeurs, ni de faire un jeu sur son smartphone, ni de répondre à ses mails perso. Il ne s’agit pas non plus d’aller boire un verre avec des amis, ni d’une semaine au club Med avec les enfants. Il est bien question d’une reconnexion avec soi et si possible la nature. Prendre le temps de faire faire le vide, de faire des choses simples, une par une et d’en profiter pleinement sans penser à la suivante.

 ?? Et toi, quand as-tu pris le temps de te vider la tête ?

S’asseoir seul sur un banc, jardiner, … Ce moment simple qui te permet de faire le vide ! Pour certains, ce sera courir, d’autre écouteront de la musique dans une pièce sombre, la forêt comblera une partie des gens alors que déambuler sans but dans des rues inconnues d’une ville sera le top pour une autre franche de la population. Eteindre son smartphone - voire mieux le laisser à la maison – me permet, l’espace d’une journée, de me laisse simplement vivre, à mon rythme, dégagé des « fausses obligations ».

Il n’existe pas de moyen universel pour contrer le stress quotidien et le harcèlement médiatico-électronique. A toi de trouver celui qui te conviendra le mieux. Si tu t’écoutes un peu tu le trouveras certainement.

Après cette longue absence de soleil, n’est-il pas temps de prévoir ce moment à toi ? Allez, prends ton crayon, fais une croix dans ton agenda et profite !

D’ailleurs, je ne terminerai pas cet article car je dois aller me rouler dans l’herbe et regarder le ciel un petit moment ;-)

Nathalie Flament
Guillaume Lair-Duée
Résonance asbl
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