La voiture, stop, encore ou autrement ?

Dans la société où nous vivons actuellement, la voiture est devenue un élément quasi incontournable pour la vie quotidienne. Profitons du cadre de la semaine de la mobilité européenne qui vient de se dérouler pour y réfléchir. Son utilisation reste-elle inévitable ? Quelles sont les alternatives possibles et quel soutien pouvons-nous y apporter en tant que citoyens ?

L’objectif de la semaine de la mobilité européenne est de sensibiliser le public à l’impact des transports sur la qualité de l’air local, et d’encourager les citoyens de toute l’Europe à améliorer leur santé et leur bien-être en changeant leur comportement de mobilité au jour le jour. En Wallonie, elle vise plus précisément à préconiser l’utilisation rationnelle de la voiture en démontrant les avantages des modes de déplacement alternatifs comme la marche, le vélo, le covoiturage, le bus, le train etc.

Pour que cette campagne de promotion des modes de déplacement alternatifs puisse avoir un impact réel sur les citoyens, il ne suffit pas d’en parler pendant une semaine chaque année. Notre cadre de vie doit être en cohérence et en continuité avec les objectifs annoncés. C’est malheureusement là que le bât blesse.

Les récentes annonces de fermeture des gares ou bien de la suppression des trains les moins rentables, ne vont pas dans le bon sens. La non-prise en compte des usagers de la route « doux » lors de la réalisation de plans de mobilité ou de travaux de rénovation de voirie, pose question. La difficulté d’appliquer le principe du pollueur-payeur qui permettrait de dégager des moyens nouveaux pour la politique de la mobilité douce et durable, en est également un indice.

Fort heureusement, de nombreuses initiatives voient le jour et peuvent être le signe d’une prise de conscience collective. Les entreprises peuvent réaliser un plan de déplacement pour ses travailleurs, favoriser les modes de déplacement alternatifs via un remboursement des frais plus élevé. Les entreprises de transport public mettent en œuvre un nombre croissant de solutions multimodales, ce qui améliore leur attractivité.

Enfin, les citoyens se mobilisent également en mettant en place des initiatives qui soutiennent et promeuvent les types de transport plus doux. Les sites favorisant le partage de voiture ou l’auto-stop, les cours de conduite de vélo à l’école, les associations de promotion du vélo comme mode de déplacement, sont autant d’exemples positifs.

La question de l’utilisation de la voiture prend une place primordiale dans notre quotidien. Les réponses à y apporter, en tant que citoyen acteur, ont leur importance et doivent être débattues. Les actions qui se dérouleront ce week-end sont l’occasion d’échanger avec d’autres sur ce thème et de faire avancer notre réflexion. À l’action donc !

Mathieu Biset
Chargé de projet - CJC
mbiset@cjc.be