
A vous de voir
J’ai vu, j’ai lu, j’y étais
J’y étais
La pluie « torrentielle » qui est tombée sur toute la Belgique le mercredi 15 février dernier n’aura pas réussi à décourager les quelques 64 délégués et adultes ressource(s) à se rendre à la Maison du Travail de Namur. Qu’est ce qui pourrait motiver des jeunes à se lever avant 5 heures du matin pour faire plus de 3 heures de voyage ? Tout simplement, le forum de la JEC !
Alors que les formateurs et formatrices de la JEC installent leurs ateliers, les participants des différentes écoles arrivent au compte goutte. A dix heures et quart, tout le monde est enfin présent et James Pirnay, secrétaire général de la JEC, fait les présentations et déclare ouverte l’édition 2006.
Le timing est lancé : chaque formateur, suivi d’un groupe hétérogène et enrichi d’origines culturelles diverses, peut rejoindre la salle dans laquelle se déroulera son atelier.
Ils sont jeunes, parfois très jeunes. Ils ne manquent pas d’idées et savent ce qu’ils veulent. Motivés par leur rôle, les délégués ne sont pas prêts à se laisser mettre des bâtons dans les roues. Au contraire, ils veulent faire bouger les choses. Ce forum, c’est l’occasion d’échanger des idées, de donner des conseils et de s’inspirer des manières de faire des uns et des autres pour concrétiser un projet. Mais n’oublions pas le rôle de soutien des adultes ressource(s), alias « profs relais », qui sont là pour les soutenir et sans qui, ces jeunes perdraient peut-être leur motivation.
Quelques maîtres mots des ateliers : projet, suivi, solidarité, dialogue, écoute, élections, mémoire, évaluation, conseil de classe, adultes ressource(s), mise en commun...
Après un repas convivial, qui a offert un moment de détente sans suspendre les discussions plus informelles, l’après-midi débute avec un débat autour des questions soulevées lors des ateliers du matin. La JEC a plus particulièrement invité trois intervenants pour ce débat : Chaker Tahri, délégué au Collège St-Pierre d’Uccle ; Philippe Schmetz, ancien détaché pédagogique de la JEC, actuellement actif au sein de l’Aped (Appel pour une Ecole Démocratique) et Dominique Embrechts, sous-directeur au Centre Scolaire St-François-Xavier de Verviers.
Concernant le rôle du délégué de classe, Chaker insiste sur le fait que le délégué d’abord le porte-parole de la classe : de par son aisance en matière de communication, il représente aussi les plus timides, ceux qui n’osent pas s’exprimer. En outre, il est plus facile d’écouter un élève qu’une classe entière. Les délégués sont là pour faire passer l’information et la direction a besoin de ce relais.
Autour de la question des élections, les intervenants sont d’accord pour dire qu’il faut sensibiliser, responsabiliser les délégués élus et organiser les élections de manière démocratique sur base de candidatures. On ne peut pas non plus attendre de la part de chaque classe que des élèves se présentent. Il faut respecter leur volonté de ne pas participer à des élections ou de ne pas élire de délégué dans leur classe.
L’action doit être pensée par les élèves, opine Marino Cavion du CES à Asty-Moulin et les rapports avec les adultes ressources et avec la direction revêtent un caractère complémentaire à cet égard.
Quant à la réalisation d’un projet, une chose est certaine : il ne faut jamais perdre espoir, être patient et persévérer. Donner des informations concrètes et préparer une argumentation solide et cohérente face à la Direction sont les meilleurs gages pour qu’un projet se concrétise.
Après les remerciements de la part des formateurs de la JEC, les différents participants s’en retournent dans leur contrée encore un peu plus citoyen qu’ils ne l’étaient à leur arrivée.
Virginie Losson
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