20/03/2007

J’y étais " Chez Vande Lanotte avec les Jeunes CSC"

Dimanche dernier, Vande Lanotte s’est « fait sonner les cloches » par les Jeunes CSC et les ACV Jongeren


Les Jeunes CSC et les ACV Jongeren ont été reçus ce dimanche par Johan Vande Lanotte au bureau du Spa à Ostende. Ils lui ont remis des cloches en chocolat avec leurs revendications ainsi qu’au public présent dans les rues commerçantes de la ville.

Cette rencontre a été l’occasion d’interpeller le père du pacte des générations sur :
- l’urgence de la situation des jeunes par rapport à l’emploi
- l’impasse des plans d’aides à l’embauche
- la généralisation du travail temporaire chez les jeunes

Dans le cadre des élections fédérales, les Jeunes CSC demandent la mise en place d’une conférence intergouvernementale sur l’emploi des jeunes à l’issue de celles-ci. Il est urgent pour eux de définir des mesures coordonnées et précises au niveau fédéral et régional. L’objectif principal doit être l’augmentation des possibilités d’insertion dans des emplois durables et de qualité afin de garantir l’avenir de notre sécurité sociale et des perspectives aux générations actuelles et futures.

Lors de la rencontre, les jeunes ont d’abord mis en avant la complexité des démarches administratives et des conditions à remplir pour entrer dans les plans d’embauche. Ces difficultés sont accentuées par le pacte des générations et ne permettent pas l’augmentation du nombre d’emplois pour les jeunes. A cette interpellation, le président du SPa a répondu qu’il ne voulait pas entrer dans un débat idéologique mais avancer dans des projets locaux concrets en matière d’accompagnement des jeunes et des allochtones. Il souhaite généraliser les initiatives des grandes villes flamandes (Anvers, Gand, Ostende, Renaix) à toute la Belgique. Chaque demandeur d’emploi serait pris en charge dès son 1er jour de chômage mais il n’explique pas comment. Il a reconnu aussi qu’il y a un travail "culturel" important à effectuer auprès des employeurs pour engager des jeunes allochtones notamment.

Il souhaite aussi développer le système des PFI (=Le Plan de Formation Individualisé prévoit un contrat de formation en entreprise d’une durée de maximum 6 mois accompagné d’une obligation d’engager le travailler pour une durée au moins égale sous contrat de travail) (FPI à Bruxelles, IBO en Flandre) avec un accompagnement accentué du service de l’emploi pendant la formation et des conditions particulières pour les jeunes peu qualifiés. Son objectif est d’inciter les employeurs à choisir cette formule au lieu de celle de l’intérim.
Pour lui, le recours à l’intérim doit davantage être réglementé en matière de durée des contrats et de droits sociaux mais certaines pratiques, comme le recrutement, non prévues dans la réglementation doivent être régulées et ouvertes au secteur de l’intérim.

Les Jeunes CSC ont rappelé l’importance de la reconnaissance des expériences professionnelles acquises dans des « sous statuts » et de l’accès aux droits sociaux. Monsieur Vande Lanotte nous rejoint tout à fait sur ce point, notamment pour les jeunes en PFI et en intérim.


Cet entretien a permis de montrer que des jeunes sont capables de se mobiliser pour améliorer leur situation par rapport à l’emploi et d’apporter des propositions concrètes. Le chemin est encore long : nos responsables politiques ne sont pas suffisamment conscients de l’urgence de la situation des jeunes et restent focalisés sur les questions d’accompagnement et de formation alors que la véritable porte de sortie se trouve dans le développement de l’emploi dépend avant tout des politiques menées en matière de « compétitivité », de modes de répartition des richesses, de monnaie, de budget, de critères de comparaison de la santé économique des états, …

Les Jeunes CSC comptent bien continuer à alimenter les débats électoraux à partir des réalités qu’ils rencontrent tous les jours !

- Contact : Claire Delobel, pour les Jeunes CSC, 0498.34.24.30 ou cdelobel@acv-csc.be