6/04/2009

J’ai vu l’expo du SIAJ "YES WE CAN"

D’habitude, quand je fréquente les serres du Botanique, c’est souvent pour un concert, souvent bondées, souvent sans voir ce bel endroit lumineux, les jeux d’eau et les plantes qui entourent le parcours... Je pensais connaitre l’endroit, en fait il n’en est rien.

Me voilà donc, par une fin d’après-midi printanière, devant le Jardin Botanique, prête à aller voir l’expo des jeunes du SIAJ, croyant être en terrain connu. Les jeunes d’OJ, je connais, j’en suis un. Les jeunes en difficulté, j’en ai côtoyé plus d’un. La photo, j’aime ça, pour le message livré d’un bloc à ceux qui la regardent.

Seulement, comme je disais plus haut, parfois on crois connaitre quelque chose, mais en fin de compte, on s’aperçoit que l’on n’est pas toujours suffisamment disponible, que le regard court, mais s’arrête peu...

mais une fois qu’il s’arrête, qu’on se laisse vraiment toucher, on découvre des personnes et leurs œuvres profondes, interpellantes et belles qui s’exposent dans un lieu qui leur convient bien : un lieu de passage où il fait bon s’arrêter pour se rencontrer vraiment.

Les jeunes du CPAS de Saint-Josse nous livrent ici le récit photographique de leur vie via le roman photo, à la fois interpellant, par son contenu pas toujours gai, et beau, dans sa forme. Un récit également chargé d’espoir, de par la fin heureuse inventée par chaque jeune que ce travail sur eux-mêmes a permis de remettre en projet, de projeter dans un futur possible.

Lorsqu’on lève la tête, ces jeunes nous font également découvrir leurs zones d’ombre, les épisodes de leurs passé où la vie n’a pas été tendre avec eux, via des sténopés aussi prenants que poétiques. Au verso, on y verra aussi leurs aspirations, via des clichés très travaillés et de toute beauté qui représentent les valeurs et les idées qu’ils veulent mettre en avant.

Si on ajoute à cela le plaisir que j’ai pris à rencontrer ces jeunes en chair et en os, car c’était le vernissage de l’expo, et à les écouter se dire, petit à petit, montrer qui ils sont et ce qu’ils veulent, ces quelques heures ont été un moment de rencontre vraie et intense. Du genre qui vous redonne confiance en la jeunesse et en son potentiel d’actions positives pour elle-même (charité bien ordonnée...) sans pour autant en oublier les autres.

Dominique Vitry
dvitry@cjc.be