
A vous de voir
J’ai vu, j’ai lu, j’y étais
J’ai lu
Au travers les yeux du chat du rabbin, cette BD nous plonge dans la vie d’un village mi-juif, mi-arabe. Dans un monologue quasi continu et sur un ton de chat de gouttière, il nous raconte les événements de son quotidien et de celui de son maître.
Après quelques pages du premier tome, le chat du rabbin mange le perroquet de la maison. Il se met alors à parler. Dès ce moment, l’histoire ne sera plus qu’un enchaînement de débats houleux et perplexes sur la religion, la vie, l’amour. Les événements parfois cocasses servent de support aux polémiques.
Dans son premier échange avec le rabbin, le chat, s’explique sur la disparition du perroquet « Il est parti faire une course, il a dit que tu ne l’attendes pas pour dîner ». Ce premier dialogue et les dessins qui l’accompagne résument parfaitement le personnage du chat. Il n’est ni beau, ni futé. Il est plutôt gonflé et peu émouvant. Il est surtout très drôle et très impertinent.
L’air de rien, cette BD nous entraîne dans l’univers de la pensée juive. On rit, on apprend, on comprend, on rit, on est étonné, on rit ... En plus, à l’inverse de beaucoup de BD actuelles qui ne finissent jamais, les tomes fonctionnent ici indépendamment. On les lit dans l’ordre qu’on veut.
« Le chat du rabbin » de Joann Sfar aux éditions Dargaud
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