
A vous de voir
J’ai vu, j’ai lu, j’y étais
J’ai lu
Volta, un nom qui fait rêver, qui laisse
vagabonder notre imagination jusqu’aux confins
d’une galaxie lointaine... Pourtant la première
page tournée, surprise, le tout se joue à Bruxelles.
Mais pas dans le Bruxelles des quartiers chics et
commerçants, mais celui que l’on ne connait pas
ou peu, celui des cités...
L’histoire ? Celle d’un réalisateur de film qui
rencontre une jeune femme lors d’un embouteillage
Rue du Trône, dont le métier est d’apprendre
à rouler à vélo à des femmes de la Cité
Volta. Leur rencontre est pour le moins violente
et conditionnera du début à la fin le destin de
chacun. Histoire de deux vies qui, si elles se
frôlent, sont en perpétuelle opposition.
Course poursuite amoureuse perdue d’avance,
rendue d’autant plus captivante grâce à la façon
dont l’auteur jongle avec le style, alternant les
passages, passant du vers à la prose, sans oublier
d’y inclure bon nombre de métaphores savoureuses.
Sans parler de ces épigraphes insolites et de
ces changements de caractères destinés à souligner
les émotions. Ces idées stylistiques, simples et ingénieuses, dynamisent le récit et lui permettent
ainsi de laisser intacte la part d’imaginaire, cette
sensation de voyage que peut procurer un livre.
Bref, ce sixième livre de Nicolas Ancion, Dans
la cité Volta, possède la force d’oser un sujet trop
rarement exploité dans un livre : la vie au quotidien
dans une cité. Nicolas Ancion y parvient
sans rendre le sujet fastidieux et ni lui apposer de
stéréotype.
Aurélien Lavis
Critique au projet "Prix Indications Jeune Critique"
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