H2S04 : un agent très spécial …

Son nom de code ? H2SO4 en chimie. Dans le langage courant ? Acide sulfurique ou vitriol. Voilà pour les petits noms de ce produit. Cependant, on ignore bien souvent qu’il a élu domicile dans notre quotidien de diverses façons : il loge dans la batterie de notre voiture, prend part à nos ablutions, entre dans la composition de certains médicaments, produits cosmétiques et participe à la fabrication du pétrole ainsi qu’aux guerres. De quelle manière le produit-on ? Quelles en sont les conséquences sur notre santé ? Que pouvons – nous mettre en place afin de limiter sa consommation ?

Dioxyde de souffre : une exploitation coûteuse humainement …

L’acide sulfurique n’existe pas à l’état pur sur Terre. Il trouve sa source dans l’oxydation de minéraux sulfurés ainsi que dans le dioxyde de souffre (ce dernier étant produit par les combustibles fossiles soufrés. En Indonésie, 200 hommes descendent chaque jour dans un cratère volcanique afin de récolter le « précieux » souffre. Ceci n’est pas sans conséquence sur leur santé : ils respirent des gaz extrêmement toxiques. La plupart d’entre eux n’atteignent d’ailleurs pas leur trentième année : des études ont démontré que l’effort physique augment les effets du dioxyde de soufre. Respirer ce dernier entraîne, notamment, des lésions au niveau du système respiratoire ainsi que des accidents cardio-vasculaires.

Et non sans danger pour la planète !

Dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement en acide sulfurique, qui se dépose au sol et sur la végétation. Associé à d’autres polluants et sous forme de pluies acides, l’acide sulfurique participe à l’acidification et l’appauvrissement des milieux naturels ; à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux) et à la raréfaction de certaines espèces tels que poissons et crustacés. Une fois n’est pas coutume, ces dommages sont liés aux activités humaines dont l’impact n’est pas anodin sur notre pauvre planète bien trop souvent malmenée.

Des pistes d’action non sulfureuses …

L’exploitation du souffre et la production du H2SO4 ne sont pas sans conséquence. Si chacun d’entre nous s’attelle à la tâche, il est possible d’infléchir la tendance. Pour preuve ? Les concentrations de dioxyde de soufre (SO2) ont fortement baissé ces dernières années et ce grâce, notamment, à l’amélioration des combustibles et carburants ainsi qu’au traitement de fumées des usines. Il s’agit là d’actions décidées et menées par les politiques. Mais chacun d’entre nous peut participer à cette tendance en lisant les étiquettes des produits qu’il achète, en ne surconsommant pas, en privilégiant les transports en commun ou le co-voiturage, en triant ses déchets, en réduisant sa consommation de chauffage ! Il peut également produire ses propres produits de nettoyage et de soins. De nombreux sites proposent des « recettes » faciles, peu onéreuses et écologiques dont www.maviebio.com et www.dailyconso.com/rubrique/deco-maison.

En tant que CRACS, posons ces petits gestes qui œuvrent pour la planète à long terme !

Florence Vandesteene
Permanente pédagogique Résonance
florence.vandesteene@resonanceasbl.be