Gardons le coeur ouvert !

À trop brandir les spectres de crise, de pauvreté, de peur, on met des étiquettes sur autrui. À vouloir se prémunir du pire, on anticipe avec erreur les actions d’autrui, les prenant pour ceux ils ne sont pas. Il y a sans nul doute beaucoup de leçons à tirer de la répression violente des policiers ce week-end contre des jeunes manifestants pacifiques, mêlés aux passants du métro bruxellois. L’une d’entre elles est de ne jamais oublier que nous sommes tous des êtres humains, avec une famille, des amis, des rêves, et que la plupart de nos actions visent à les protéger.