Fin du stage d’attente

Voici une analyse des Jeunes CSC/ACV Jongeren sur les difficultés pour les jeunes de trouver leur place sur le marché de l’emploi, suite à une enquête auprès de jeunes de 18-35 ans.

"La crise", "trop peu d’offres d’emploi" et "le manque d’expérience" : une enquête réalisée par les ACV-Jongeren auprès de plus de 5.000 jeunes de 18 à 30 ans sur leur situation socio-économique, leur perception de la crise et leur perspective d’avenir révèle que ces trois motifs sont les plus souvent invoqués pour expliquer leur chômage.

Sur la base des résultats de cette enquête, nous constatons que les jeunes n’ont pas une idée précise des différentes mesures prises par les pouvoirs publics. Ces mesures ont pourtant un effet positif à court terme car elles permettent à ces jeunes de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

Dans le cadre de l’augmentation importante du chômage des jeunes, le gouvernement fédéral a pris quelques mesures de crise. Ces mesures consistent à activer les allocations de chômage, de sorte que l’employeur puisse embaucher le jeune demandeur d’emploi à un moindre coût.
Si ces mesures connaissent un certain succès à court terme, on ne connaît pas encore leur impact sur le long terme. Nous craignons qu’à terme, ces mesures ne créeront pas d’emplois durables. Il nous semble important de demander que l’employeur s’engage sur le long terme, de sorte que le jeune demandeur d’emploi ne soit pas mis à la porte à l’échéance de la mesure mais qu’il se voit offrir un contrat à part entière.
Il s’agit en outre de mesures temporaires. Vu la situation politique actuelle de notre pays, nous savons que ces mesures ne seront pas prolongées.

Il est crucial de faire coïncider l’offre et la demande sur le marché du travail. Nous demandons aux services de placement (FOREM, VDAB et ACTIRIS) d’organiser un accompagnement dispensant avant tout des informations précises en fonction de la situation personnelle du demandeur d’emploi. Le jeune trouve difficilement lui-même la bonne option dans cet éventail de mesures pour l’emploi. Les Jeunes CSC/ ACV Jongeren demandent une attention particulière pour Bruxelles où le taux de chômage des jeunes était déjà dramatique avant la crise.

Par ailleurs, en terme d’investissement pour l’avenir, nous demandons aux employeurs de faire un effort tout particulier pour donner une chance aux jeunes travailleurs.


L’enquête nous apprend aussi que malgré la crise, la plupart des jeunes – tant les actifs (75%) que les demandeurs d’emploi (66%) – voient l’avenir avec optimisme. Il revient aux différents pouvoirs publics, à l’enseignement, aux employeurs et aux syndicats de veiller à ce que les jeunes gardent cette foi en l’avenir. C’est la raison pour laquelle nous plaidons pour que tout soit mis en œuvre pour favoriser les chances des jeunes de trouver un emploi. Dans le cas contraire, une génération entière risque de sombrer dans le chômage de longue durée, ne connaissant jamais une longue période de travail, n’ayant pas l’occasion d’engranger de l’expérience pour occuper des postes futurs ou relever les défis à venir de notre société. C’est la fameuse « génération perdue ». Aussi, il nous semble que c’est à la société tout entière de veiller à éviter qu’une génération ne soit « perdue ».

Informations complémentaires :

Benoît Constant Responsable National des Jeunes CSC
[ benoit.constant@acv-csc.be >mailto: benoit.constant@acv-csc.be]


0476/69.71.72