Festivalons nous avec nos principes ?

Qui dit estival dit Festival ! Qui dit Festival dit décompression ! Qui dit décompression, dit pour un week-end je mets de côté ma CRACS attitude (allez juste une fois)… ah bon ? Être en vacances, en déplacement avec les copains, dans une ambiance, un lieu différent du quotidien implique-t-il qu’on change d’attitude ? Parce qu’on est en festival, doit-on mettre de cote nos bons réflexes citoyens ?

Ce week-end c’est reparti pour un nouveau festival !! Rien de tel qu’une escapade de quelques jours pour écouter de la musique ou aller voir des spectacles, et si vous êtes fan des produits agricoles pas de problème, il y en a pour vous aussi. Que vous ayez 6 ou 99 ans (voir plus), vous trouverez spectacle à vos yeux. Bref, il y en a tout l’été, pour tous les gouts et tous les âges.

Cela nous fait du bien, et nous offre des vacances pas loin de chez nous. Pas mal comme alternative en cette période où nous partons de moins ou moins longtemps, et que le soleil brille dans nos contrées !
Quelle bulle d’air ! Au placard les tracas de la semaine, on met de côté le boulot, les réunions, les dossiers à clôturer… Et tant qu’on y est, on en oublie même les convenances et les règles pour être « bien » dans la société. Cela nous permet de vivre des expériences et des rencontres étonnantes souvent enrichissantes et d’avoir cette sensation d’être plus soi-même ou un autre soi ! On met à la poubelle les conventions, les problèmes, le cadre oppressant et on prend un bon bol d’air (ou de poussière selon la météo).

Mais doit-on tout mettre à la poubelle ?

Cette sensation de liberté et de « revivre » nous fait parfois mettre de côté ces petits réflexes que nous développons au quotidien et qui sont importants pour notre environnement, qu’il soit social ou naturel.
Par exemple : les déchets. Une étude de l’OVAM reprise par le CRIOC (synthèse et info complémentaire) nous apprend qu’en moyenne chaque festivalier produit 1,1kg de déchet direct par jour de festival. Or, certains festivals mettent un point d’honneur à réduire leurs impacts dans la vie courante, simplement en choisissant bien ses consommations et arrivent au résultat de 380 grammes de déchet par festivalier.

Pour se rendre sur cette terre promise de détente, il va falloir se mettre en mouvement. Et là aussi on peut faire le choix d’être passif ou d’agir ! Une étude réalisée par le festival « Terre Du Son » édition 2011, nous montre qu’en ce qui concerne la mobilité il y a encore de la marge de progression. En effet le transport représente 90% des émissions de Co2 du festival, qui est en grande partie à la charge du festivalier (il prend 92% de la part du gâteau). Or moins d’un festivalier sur deux va utiliser un transport alternatif (co-voiturage, train, bus, vélo, marche). C’est clair que discuter avec la radio dans la voiture c’est extraordinaire, mais pourquoi ne pas commencer les rencontres grâce au train ou au co-voiturage ?

La mobilité et les déchets ne sont pas les seuls moyens sur lesquels on peut agir dans le cadre des festivals. Voici un dossier des bons exemples, à lire pour éviter un grand nombre de dégâts !

Alors, oui à la liberté, oui pour mettre de côté ses tracas et profiter pleinement d’un festoch !! Mais oui aussi pour continuer à être CRACS et montrer l’exemple, car rien de tel de pouvoir finir un festival le dimanche soir assis dans l’herbe, plutôt que sur des canettes de bières à moitié vides ou des gobelets écrasés ! Et pour les puristes et les jusqu’au-boutistes, c’est encore mieux de continuer la fête en rentrant en train ou en convois vélo avec d’autres festivaliers nostalgiques et bavards comme vous !

Festivalement vôtre…

Guillaume Lair-Duée
Animateur pédagogique
guillaume.lairduee@resonanceasbl.be



Pour aller plus loin : Dossier sur le rapport Bilan carbone d’un festival