
C’est la crise ! la Grande, comme en 29 ! La finance s’est cassé la gueule, ok on a compris. Et après ? Pour ceux qui s’informent, pas moyen d’échapper au martèlement médiatique incessant sur le sujet ! On suit les cours des indices boursiers comme des parents penchés sur les courbes de températures de leur enfant hospitalisé, écoutant les réactions des hommes politiques comme s’ils étaient des médecins expliquant un traitement, pestant contre les banques, les sub-primes et les traders comme autant de chauffards ayant causés l’accident. CA SUFFIT !
Vainement, j’ai cherché à comprendre ce qui justifiait le traitement particulier de cette actualité par les médias et j’avoue être toujours aussi perplexe. Donner les cours des actions qui baissent, ça sert à qui ? A ceux qui ont des actions, quelques bons pères de familles qui y perdront des plumes, mais surtout des investisseurs, bref pas grand monde. Est-ce bien utile de monopoliser ainsi les unes des journaux ? Les interviews d’économistes parlant d’inflation et de possible récession, c’est bien, mais ça veut dire quoi ? Moins de croissance économique, en quoi ça va changer la face du monde ? J’ai bien cherché à savoir, mais c’est pas clair, et donc ça sert à quoi de nous en servir à toutes les sauces médiatiques ? Moi qui vous incitait il y a quelque temps à lire les pages éco dans les journaux, j’en viens à les passer, faute de comprendre où elles veulent en venir…
J’ai bien compris que la crise financière, c’était pas de la petite bière ! C’est grave, ok, mais pourquoi ?Qu’est ce qu’on y risque ? Ma banque a évité la faillite, le montant de mon compte épargne est garanti. Les marchés, si anxieux, finiront bien par s’en remettre, surtout si on les laisse tranquilles. Alors, pourquoi les médias n’ont-ils pas encore trouvé d’autres sujets plus brûlants à mettre au cœur de l’actu ? Aurait-on cessé toutes les guerres, immunisé les populations contre les catastrophes naturelles, les épidémies, annulé les élections américaines ?
Bien sûr que non. Mais si la crise reste au devant de la scène, c’est parce qu’elle va certainement avoir pendant encore longtemps un impact sur nos vies qui dépasse de loin les comptes en banque. La récession va causer des faillites parce la consommation va baisser et donc les entreprises vendront moins, les plus fragiles devront fermer boutique, causant des pertes d’emploi. La récession cause souvent une dévaluation de la monnaie et par là même de l’inflation, rendant le coût de la vie plus cher.
Bref, la situation ne sera pas rose, et ce seront les personnes les plus fragiles qui seront les plus touchées. Ceux qui retrouveront difficilement un emploi, qui boucleront plus difficilement les fins de mois. Sans compter ceux qui par le monde survivent déjà difficilement à cause de la famine et de l’extrême pauvreté et qui seront eux aussi menacés puisque la crise est internationale. Il y aurait vraiment de quoi faire aujourd’hui sa une sur la journée internationale du refus de la misère !
Voilà ce que je voudrais qu’on m’explique dans les médias. On s’en fout de comprendre la complexité du système financier mondial. Moi je voudrais savoir quelles seront les conséquences auxquelles on doit s’attendre pour les êtres humains sur toute la planète et comment on peut faire pour être solidaires avec notre planète dans ces moments difficiles.
Messieurs-Dames les journalistes, je vous attend !
Dominique
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