
Il y a quelques jours , Dubaï inaugurait la plus grande tour du monde. Que nous apprend ce nouveau défi de construction de 828 m ?
Un point qui semble être relevé comme positif : le défi technologique, cette spectaculaire construction a demandé de l’ingéniosité et l’utilisation de progrès technologiques défiant tout ce que nous connaissions avant. Un ascenseur qui va à du 40 km/h, 160 étages habitables et 22 millions d’heures de travail !
Dans les six Etats composant le Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, l’Etat des Emirats arabes unis, Qatar et Oman), on estime la main-d’œuvre étrangère à plus de 13 millions de personnes. La plupart des immigrés vivent dans une situation de quasi-esclavage, se voyant privés de leurs passeports par leurs « sponsors » dès leur arrivée dans le pays hôte. Ils sont condamnés à travailler jusqu’à sept jours sur sept et résident dans des dortoirs sordides. Les chantiers ne s’arrêtent jamais et la tour est montée d’un étage par jour !
Les travailleurs sont essentiellement des immigrants asiatiques. Venant chercher l’eldorado ils représentent 80 % de la population. Mais la réalité est loin de correspondre à cet idéal. A la fin de leur contrat travail, leur passeport leur est rendu et les immigrants sont ramenés à l’aéroport, retour vers leur pays d’origine. Leur contrat est rarement reconduit. Après un travail et un salaire de misère, retour à la caisse départ.
Certains ont manifesté contre ces conditions, ils ont été arrêté, jugé puis reconduit à l’aéroport. Même si les prévenus ont nié tout acte de violence, le tribunal les a sanctionné, faisant valoir que les grèves et les manifestations étaient interdites. Le seul fait de revendiquer de meilleurs salaires est proscrit, ceux-ci étant une fois pour toutes fixés lors de la signature du contrat.
Et oui ! Encore aujourd’hui certains être humains ne sont pas traités avec dignité dans leur travail. Même si on est loin du travail dans les champs à coup de fouet. L’esclavage étant aboli dans la plupart des pays du monde.
Pourtant aujourd’hui encore on retrouve un certain type d’esclavage. Pensons à ces personnes qui ont quitté leur pays d’origine et qui sont soumis au travail forcé pour par exemple rembourser leur dette . Ils sont, comme autrefois, considérés comme des objets sans libertés à qui l’on peut tout imposer ! Travail domestique, esclavage sexuel,… Ces esclaves modernes sont recrutés en toute illégalité et forcés à travailler pour des familles, des états…
Les défis nous font avancer, c’est certains ! Mais le principale n’est - il pas de le faire dans le respect des êtres humains ?
Débora Ghislain
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