De Tunis à Caracas….

Depuis bientôt un mois, le Venezuela est le théâtre de manifestations étudiantes. Si les thèmes de départ étaient l’insécurité, la pénurie alimentaire et l’inflation, le champ de contestation s’est rapidement élargi aux répressions violentes subies par les manifestants. Le bilan est, en effet, déjà bien lourd. On parle d’une vingtaine de morts, de plus de quatre-cents blessés ainsi que d’un grand nombre de disparus et de personnes torturées… La presse est bâillonnée à coup de destruction de matériel, d’arrestations ou encore d’agressions et les jeunes se tournent vers Facebook pour suivre des informations dont ils ont du mal à évaluer la véracité.

Sans faire d’amalgame entre des situations par ailleurs fort différentes, on ne peut s’empêcher de penser à la jeunesse arabe qui descendait dans les rues il y a un peu plus de trois ans. Et de mesurer combien notre perception a changé ! Car si, à l’époque, on suivait les évènements avec espérance et enthousiasme, c’est désormais la peur qui domine.