Campagne Vêtements propres : Délaver un jeans tue !

La Campagne Vêtements Propres appelle les amateurs de jeans à exiger des jeans « sandblast free » et à écrire aux marques et enseignes pour leur demander d’abolir le sablage de leurs filières d’approvisionnement.
Elle invite également les organisations à soutenir la campagne pour l’abolition du sablage en signant le manifeste pour l’abolition du sablage.
A la mode depuis la fin des années 90, le jeans délavé reste un must en matière de tendance. Parmi les techniques utilisées pour donner au jeans un aspect délavé, usé ou blanchi ; le sablage est la plus courante. Un procédé dangereux – voire mortel – pour la santé des travailleurs.

Un style qui rapporte cash
Par effet de mode, les prix de ventes de jeans sablés sont bien plus élevés que ceux de jeans qui ne possèdent pas de telles finitions. Producteurs, marques et distributeurs ont ainsi trouvé un moyen bon marché pour accroître leurs profits !

Un style qui se paie cash !
En Turquie, au Bangladesh, en Chine, au Mexique, en Egypte, notamment, les sableurs de jeans courent un risque très important de contracter une forme aiguë de silicose, une maladie incurable et mortelle. Rien qu’en Turquie, 46 travailleurs-sableurs sont morts des suites de la silicose entre février 2009 et mai 2010. 1200 sableurs sont identifiés comme atteints par la maladie.

Abolir le sablage des jeans : la responsabilité des marques et enseignes
Les marques et les enseignes de vente de jeans connaissent les risques que le sablage fait courir aux travailleurs. Pourtant, ignorant les appels de syndicats, d’organisations de défense des droits des travailleurs et de consommateurs et d’associations médicales, des marques et enseignes internationales de mode ne se sont toujours pas engagées à abolir le sablage de leurs filières d’approvisionnement. Et ce, malgré le fait, indéniable, que la vie de milliers de travailleurs est en jeu.
La Campagne Vêtements Propres a contacté une centaine de marques et enseignes : cliquez ici pour l’état des lieux des engagements.

Ne soyons pas complices, AGISSONS ! en cliquant sur ce lien.
Pour de plus amples informations, consultez la brochure ci-dessous.

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