CNAPD : campagne "Time to go" pour le désarmement nucléaire



Le 20 octobre prochain, le mouvement de la Paix Belge organisera un grand rassemblement dans le Parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Un signal clair sera envoyé :
« Time to go ! Les armes nucléaires hors de Belgique ! »

Le 05 avril 2009, le Président américain Barack Obama prononça un discours plein de promesses où il appelle à un monde libéré des armes nucléaires : “I state clearly and with conviction America’s commitment to seek the peace and security of a world without nuclear weapons.”

Le gouvernement Di Rupo a intégré cette prise de position dans son accord de gouvernement : « Le Gouvernement plaide pour la revitalisation et le respect du Traité de non-prolifération. Il agira résolument en faveur d’initiatives internationales pour un désarmement plus poussé – y compris nucléaire- et pour l’interdiction de systèmes d’armes à portée indiscriminée et/ou qui, de manière disproportionnée, provoquent nombre de victimes civiles. »

De belles paroles, jusqu’à aujourd’hui restées lettre morte. C’est pour cette raison que ce mouvement veut rappeler avec insistance au gouvernement belge, son engagement à travailler sur la question du désarmement nucléaire, dans les plus brefs délais. Environ 20 bombes B61 (armes nucléaire tactiques) sont entreposées sur la base militaire de Kleine Brogel. Commençons d’abord par le désarmement nucléaire de notre propre pays !

Cinq bonnes raisons pour demander le retrait des armes nucléaires de Belgique

1. Insécurité : La présence de ces armes nucléaires favorise la course aux armements ou le statut quo. En effet, la présence des armes nucléaires tactiques en Europe est le premier obstacle au désarmement nucléaire mondial. Il y a 20.000 têtes nucléaires dans le monde. 2000 en état d’alerte permanente. Le monde ne s’en trouve pas pour autant en sécurité, bien au contraire ; comme le rappelle la crise coréenne.

2. Conséquences catastrophiques : L’impact d’une attaque nucléaire aurait des conséquences humanitaires mondiales : dérèglement climatique, famine généralisée, etc. ; en plus des victimes directes innombrables de l’explosion. Il suffit pour s’en assurer de se rappeler l’explosion de la première bombe nucléaire à Hiroshima. Les bombes B-61 qui se trouvent à Kleine Brogel sont 24 fois plus puissantes !

La seule présence d’armes nucléaires, qui pourraient d’ailleurs exploser par accident ou par détournement (souvenons-nous de l’affaire Trabelsi), fait courir ce risque sur la population belge.

3. Violations du droit international : La Belgique est partie au Traité de non-prolifération, qui prévoit l’obligation pour tous les membres de contrer la prolifération des armes nucléaires et de travailler au désarmement nucléaire. Le déploiement d’armes nucléaires en Europe est contraire au Traité. Notre gouvernement est complice de cette illégalité.

En outre, la menace d’emploi d’armes nucléaires est contraire au droit international humanitaire. Les armes nucléaires sont en effet des armes de destruction massive qui ne font aucune distinction entre cibles militaires et cibles civiles.

4. Des opérations qui coûtent cher : Les pilotes belges de F-16 sont entrainés et formés à utiliser les armes nucléaires américaines. Cet entraînement, ainsi que la maintenance et la surveillance de la base aérienne de Kleine Brogel coûte très cher à notre pays.

Le gouvernement américain a en outre l’intention de moderniser dans les prochaines années, les bombes nucléaires B61 afin de les rendre encore plus puissantes. Ce programme coûtera environ 25 millions de dollars par tête nucléaire.

Cette modernisation des bombes B61 ne fera qu’accroître les frais pour notre pays. En effet, cette modernisation impliquerait l’investissement, pour l’armée de l’air belge, dans l’achat d’avions « Joint Strike Fighter » (F35), le successeur du F16. Un appareil comme celui-ci, coûterait 150 millions d’euros pièce au contribuable. Injustifiable dépense, particulièrement en temps de crise. D’ailleurs, pourquoi vouloir moderniser ces armes nucléaires inutiles alors qu’on appelle à un monde sans armes nucléaires ?

5. Une question bilatérale : Après l’éclatement de l’URSS, la Russie a ramené ses missiles nucléaires sur son territoire. Pourquoi les États-Unis ne peuvent-ils faire de même ? Au sein de l’armée américaine, on admet de plus en plus que les bombes nucléaires en provenance d’Europe n’ont aucune utilité militaire (de nombreux rapports en attestent). Le gouvernement Obama n’attend que le signal de ses alliés Européens. La Belgique dit ne pas vouloir travailler en dehors de l’OTAN, mais les Bombes B-61 sont situées en Belgique sur base d’un accord bilatéral entre les États-Unis et la Belgique. La Belgique pourrait jouer le rôle de premier plan et décider de demander le retrait des armes nucléaires de notre pays.

Restez au courant de l’évolution de la mobilisation sur la page facebook et le site web.

Votre soutien à cette campagne est le bienvenu et nous permettra de proposer un événement le plus attractif possible.

Pour tout renseignement sur le déroulement de l’événement du 20/10 ou pour d’éventuelles propositions d’actions, vous pouvez vous informer auprès de Samuel Legros de la CNAPD samuel.legros@cnapd.be ou au 02/640.52.62

L’organisation d’un tel événement demande, vous vous en doutez, d’importants moyens. Toute contribution leur permettant de faire de cet événement un succès est plus que la bienvenue. Cette contribution, en fonction des moyens propres à chaque organisation, peut être versée sur le compte BE 51 0010 3516 11 62 de Pax-Christi Vlaanderen ASBL. Les organisations qui soutiennent la campagne verront leur logo sur notre site.