ACMJ : la rédac’ de KulturOpoing s’exprime sur l’eutnanasie des mineurs

Les jeunes de la rédaction de KulturOpoing ont pris la plume. Ils ont débattu sur le thème de l’élargissement de la loi sur l’euthanasie aux mineurs et en ont profité pour donner leur avis sur la représentation des jeunes dans les médias.

Ci-dessous vous trouverez l’article paru dans le journal Le Soir du 27 novembre dernier :

L’euthanasie des mineurs : et l’avis des jeunes dans tout ça ?
KulturoOpoing déplore que les jeunes n’aient pu mieux participer aux débats lié à l’extension de la loi sur l’euthanasie.

L’asbl Action Ciné Médias Jeunes encadre depuis un an et demi un groupe de jeunes de 14 à 20 ans. Ils composent l’équipe de rédaction du projet KulturOpoing et réalisent une série de reportages sur la vie socio-culturelle de leur région. Il leur arrive de prendre du recul et de réfléchir à la place des jeunes dans la société et les médias. Voici le fruit de leur réflexion.

Pédiatres, hommes religieux, médecins, politiciens,… Tous ont leur mot à dire sur le projet de loi qui vise à élargir l’euthanasie pour les mineurs. Tandis que, les jeunes, eux, sont absents des débats. Ne sont-ils pas les premiers concernés ? On parle beaucoup ces jours-ci de la capacité de discernement des mineurs. Et on évite soigneusement de leur donner la parole. Bizarre. Nous avons tenté, au travers de notre débat sur l’euthanasie, de comprendre la place des jeunes dans les médias et les raisons de leur quasi absence.

« Trop souvent, les adultes parlent à la place des jeunes. Pourtant, ceux-ci sont aussi capables d’exprimer leur avis de façon objective et de trouver les mots justes ». Maïté, 18 ans.

Lors de nos discussions, nous nous sommes vite mis d’accord sur le fait que, quelle que soit la décision prise, un soutien et un suivi psychologique du jeune était primordial. Idéalement, ce soutien devrait venir de la famille, mais aussi de l’équipe médicale et pédiatrique. Ensuite, nous insistons sur l’importance de laisser la décision finale à la personne directement concernée : le mineur. Ceci, quel que soit son âge et, bien sûr, dans la mesure du possible. « Chacun est maître de sa vie et de sa mort » Ugo, 20 ans.

Si cette loi passe, et nous le souhaitons, cela n’empêchera pas à chaque histoire, chaque jeune, d’être unique. L’écoute reste essentielle. De plus, l’euthanasie serait alors une possibilité et non une solution. Si certaines personnes, pour des raisons religieuses ou autres, sont contre, libre à elles de dire non. « Difficile de créer une loi applicable à tous concernant un sujet à traiter au cas par cas » Brenda, 19 ans.

« Mais alors, quel est le rôle des parents ? » Maxime, 14 ans.

Sachant que la proposition de loi impose l’accord des parents, nous nous demandons si cela ne va pas entraver le libre arbitre du jeune. Nous pensons que c’est celui-ci, en plus d’exprimer son avis, qui doit être complètement responsable.

Notre avis, nous l’exprimons tous les jours. Nous vous l’avons exprimé ici, à vous, lecteurs. Mais nous nous demandons toujours pourquoi notre voix est si peu présente dans les médias. Notre avis n’est-il pas politiquement correct ? Ou sommes-nous déjà jugés avant d’avoir été entendus ?

Quoi qu’il en soit, nous avons besoin de plus d’espaces d’expression. Des forums, des rencontres avec des journalistes, des débats avec des politiciens ou des cours d’éducation aux médias à l’école.

Pour la rédac’ de KulturOpoing
Dorine Leuris, 16 ans.