
2008 s’en est allé... Bienvenue en 2009 ! C’est la saison des bilans, des rétrospectives. Des bonnes résolutions aussi. Et tout cela alors que nos pauvres cerveaux sont engourdis par les basses températures. Serait-ce donc un coup monté que de changer d’année en plein hiver ?...
La semaine passée, les médias étaient pleins de bilans, de résumés, de rétrospectives, de best of... Les temps forts de l’année politique, les grands événements, les films et les albums de l’année, les catastrophes qui ont marqué 2008, les grandes réussites qui donnent de l’espoir pour 2009, les moments insolites qui n’ont rien changé mais qui font (sou)rire ou pleurer...
Comme si c’était un passage obligé. Mais OK, laissons faire les médias, c’est leur boulot. Laissons donc Leterme, Obama, Carla, les Rouches et les Ch’tis réveillonner fictivement dans les pages des quotidiens ou sur la couverture des magazines. Demandons-nous plutôt pourquoi ça se passe à cette époque-ci de l’année.
Ben oui, pourquoi le premier janvier est-il le premier jour de l’année nouvelle ? Qu’est-ce que ce jour a de plus que le 18 juillet, le 2 janvier ou le 24 novembre ? Ou que le 29 février ? ;-) En tout cas, ça permet d’éviter que le Nouvel An ne tombe un vendredi 13... Re ;-)
Eh bien tout ça n’est qu’une question de convention. De calendrier. De culture aussi. De culture occidentale, plus exactement. Notre bon vieux calendrier grégorien, celui de nos agendas, de l’état civil, de nos anniversaires, etc. n’est pas tombé du ciel. Il a été établi au XVIe siècle par des savants convoqués pour ce faire par le pape Grégoire XIII, d’où son nom. Et son usage ne s’est que progressivement étendu ensuite dans le monde. Même en Europe, cela a pris du temps. La Grèce ne l’a officiellement adopté qu’en 1924. Trente ans après... la Corée.
Mais bon, c’est quand même bien pratique de pouvoir s’entendre sur la date du jour d’aujourd’hui avec un Japonais, un Eskimo ou un Touareg.
Revenons-en au Nouvel An. Avant le calendrier grégorien, même en Europe, le Jour de l’An n’a donc pas toujours été fêté le 1er janvier. Parce que chaque région, presque chaque ville, avait son propre calendrier. Par exemple, quand les Européens étaient encore presque tous occupés par les seules activités agricoles, on célébrait l’année nouvelle le premier mars, le premier avril, ou le jour de Pâques. Pourquoi ? Parce que c’était le printemps, et que les nouvelles pousses apparaissaient dans les champs et dans la nature. C’était une autre façon de voir les choses, pleine de bon sens : l’année commençait lorsque la vie reprenait ses droits après le gel hivernal.
Le fait que le calendrier grégorien ait choisi le 1er janvier vient, lui, de la naissance de Jésus. C’est une plus longue histoire qu’il n’y paraît.
Mais même si ce calendrier est presque universellement appliqué, certaines cultures continuent de fêter le Nouvel An un autre jour. Par exemple, sais-tu que la date du Nouvel An chinois est variable ? Parce qu’elle dépend d’un calendrier luno-solaire, établi à partir des cycles du soleil mais aussi de la lune. Ceci dit, la date de Pâques aussi est variable, ce qui fait que quand Pâques était aussi le Jour de l’An, la date du Nouvel An n’était donc pas fixe, même sous nos contrées...
Mais c’est là assez de subtilités pour ces froids lendemains de fêtes... Bonne année 2009 à toutes et tous !
Benoît Lambo
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