
Pas question de gober les infos telles qu’elles ! Restons critique ! Que ce soit un événement mondial, un sujet politique, un fait divers, nous décryptons l’actu.
Le CJC travaille à la reconnaissance de ses Organisations de Jeunesse et de leur action. Nous prennons position publiquement pour les défendre. Retrouvez nos opinions politiques et sociales.
Pour aider à l’action et à la réflexion, nous éditons des outils et publications.
L’actu du site ; nos préoccupations récentes sont dans les éditos précédents
Au cours de cette dernière décennie, Apple est devenu l’une des entreprises les plus prospères de par le monde : la sortie de chacun de ses nouveaux produits provoquant un véritable engouement.
Voilà pour la face visible de la pomme mais un ver grouille à l’intérieur.
Quels sont les profits réalisés par l’entreprise au détriment des ouvriers. Quels sont les manquements identifiés par rapport au bien-être des travailleurs ? Quelles en sont les conséquences ? Revenons sur ce qui a suscité une vague d’indignation et de protestation chez Apple.
Main d’œuvre peu coûteuse pour une rentabilité juteuse
Alors que certains investissent dans l’achat d’un iPad au coût dispendieux (à partir de 479 euros), l’hebdomadaire britannique The Economist indique que le coût lié à la main d’œuvre chinoise n’intervient que pour 2 % dans le prix de revient d’un iPad. De fait, de conception américaine, la fameuse tablette prend vie dans les sombres usines chinoises, les sous-traitants profitant des conditions sociales réduites voire inexistantes dans un pays où le bien-être des travailleurs n’est pas une priorité. Dans l’empire du milieu, vivent des hommes qui, afin de faire vivre leur famille, acceptent de travailler 12 heures sans discontinuer et ce sans pause aucune si ce n’est une tasse de thé.
« Bloody Apple » ?
De nombreux ouvriers sont morts au service de la pomme. Ces décès sont liés à des faits tout aussi interpellant les uns que les autres.
Qui est coupable ?
Néanmoins, Apple ne peut être tenue pour seule responsable de ces différentes situations. Les politiques gouvernementales locales le sont également : ils séduisent les éventuels investisseurs en invoquant le faible coût de la main d’œuvre.
Cependant, le seul véritable fautif n’est-il pas le gouvernement chinois ? Avec une main mise sur toute l’économie du pays et l’instauration du Grand Firewall, censure d’Internet en Chine il ne permet pas aux managers et aux experts d’avoir accès aux informations nécessaires pour améliorer la sécurité des lieux de production. Ce système empêche toute forme de communication tant au niveau des conditions de travail que de la consultation occidentale (les managers et autres experts n’ont pas accès aux informations nécessaires afin d’améliorer la sécurité des lieux de production).
Un code de conduite made in… Apple
Suite à cette publication du New York Times, Apple annonce la mise en place des mesures dont un « code de conduite » pour les fournisseurs de la société. Quant à Tim Cook, le nouveau patron d’Apple, il a mis sur pied une vaste campagne rassérénante sous forme d’un mail envoyé aux 45.000 salariés du groupe. Mail dans lequel il affirme la réelle sollicitude du groupe vis-à-vis de ses travailleurs. Quand on sait que la firme a connaissance des conditions de travail chinoises depuis de nombreuses années, on ne peut que rire jaune.
Pour conclure
Simone de Beauvoir affirmait qu’ « Aucune action ne peut se faire pour l’homme sans se faire aussitôt contre des hommes ». Les faits relatés ci-dessus étayent cette citation. Toutefois, Apple n’est pas la seule société employant de la main d’œuvre bon marché, d’autres firmes le font également (Dell, Heweltt Packard, IBM, Nokia, …). Blâmer les utilisateurs d’iPad, iPhone et autres dérivés Apple équivaudrait donc à se fustiger, à remettre ses valeurs et principes éthiques en question. Y sommes-nous réellement disposés ?
Notre société est très imprégnée de tous ces gadgets dont la majorité portent le label « made in China » et en tant que CRACS soyons des consommateurs responsables. Consommons moins, mieux, de manière plus avisée et en privilégiant les produits fabriqués par des entreprises inscrites dans une démarche éthique !
Florence Van de Steene
florence.vandesteene@resonanceasbl.be
"Chômeurs, tous profiteurs ?", est-ce un tabou ? Les chiffres et les termes utilisés ne sont pas très éclairants. En tant que CRACS, n’hésitons pas à voir plus loin et à découvrir ce qui se cache là-derrière. La fraude n’est pas nécessairement imputable au chômeur, qui n’a peut-être pas reçu la bonne information. N’oublions jamais que les chômeurs sont des hommes et des femmes avant d’être statistiques.
Dans nos organisations de jeunesse, nous apprenons à prendre du recul et à ne pas tout croire comme tel, être critique, c’est essentiel ! Faisons en sorte que la société partage cette vision !
Un regard critique sur les politiques de jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Voilà qui manquait au secteur !. C’est donc avec attention que nous avons assisté ce jeudi, à la présentation del’« International youth policy review » du Conseil de l’Europe. Leurs recommandations : coordonner la politique de la jeunesse jusqu’au niveau local pour éviter des disparités entre les communes ; assurer une meilleure mobilité des jeunes et surtout des populations allochtones ; réaliser un carrefour commun aux pôles de l’éducation, de l’emploi et du secteur de la jeunesse pour éviter de segmenter ces politiques !
Ce regard critique et averti (presque CRACS ?) donnera sans doute à réfléchir à nos institutions politiques et au futur plan jeunesse !
Ce jeudi 20 janvier, la justice américaine a ordonné la fermeture du site Megaupload et procédé à l’arrestation de ses dirigeants. Selon le site du FBI, Megaupload avait jusqu’à 50 millions de visiteurs par jour et il mobilisait à lui tout seul 4 % du trafic sur le net. Cette fermeture arrive dans un contexte particulier, à un moment où les États-Unis ont décidé de mener la vie dure au piratage. Dans l’urgence, pour éviter de subir le même sort, les services similaires mettent de nouvelles barrières aux utilisateurs. Quels sont les enjeux de la fermeture du site pour le monde entier et la liberté du web ?
De quoi parle-t-on exactement ?
Megaupload est un site dit de téléchargement direct : les internautes peuvent y télécharger des fichiers qui y ont été stockés par eux-mêmes ou par d’autres utilisateurs. Ces fichiers sont hébergés par Megaupload, ce qui permet à l’entreprise de proposer des vitesses de téléchargement importantes – mais la rend partiellement responsable des contenus qu’elle abrite.
C’est aussi un des plus grands sites mondiaux de stockage et de téléchargement de fichiers informatiques. Il permet aux internautes de transférer des fichiers volumineux. Le site est gratuit, mais il y a aussi une version payante si l’on veut disposer de plus de capacité. C’est un outil très pratique pour les graphistes, par exemple, lorsque les fichiers à envoyer sont particulièrement volumineux.
En soi, ce que propose le site n’est pas illégal ; le droit américain, comme le droit français, prévoit que les hébergeurs ne sont responsables de la présence de contenus illégaux sur leur service que s’ils ne répondent pas aux demandes de suppression des ayants droit. Megaupload avait mis en place une procédure de suppression des contenus illégaux, mais est accusé de ne pas l’avoir respecté.
Un contexte tendu
La fermeture du site est arrivée au moment où le Sénat américain s’apprêtait à voter les lois SOPA (Stop Online Intellectual Act) et PIPA (Protect Intellectual Property Act). « Ces deux lois avaient pour projet d’autoriser les ayants droit à lancer des injonctions aux intermédiaires techniques lorsqu’un site favorise selon eux le piratage des œuvres protégées. La différence avec le système actuel est qu’ils pourraient le faire en court-circuitant complètement la justice pour frapper directement à la porte des concernés. » Pointées du doigt par des géants du net ou des groupements citoyens d’utilisateurs, car vues comme portant atteinte à la liberté d’expression, les lois ont rencontré un large mouvement de protestation, qui a incité les sénateurs américains ont fait un pas en arrière.
Cette problématique dépasse largement les frontières des États-Unis. Le 26 janvier dernier, au Japon, un accord a été signé entre pays « riches » dont l’Union européenne. Celui-ci, nommé ACTA, concerne la privatisation des savoirs dans différents secteurs dont celui d’internet. Il vise à rendre responsables les fournisseurs d’accès Internet de ce que font leurs utilisateurs, les obliger à communiquer les informations concernant ceux-ci en limitant les outils informatiques visant à les protéger. Cet accord doit encore passer le filtre de 4 commissions avant d’entrer réellement en vigueur dans nos pays.
« ACTA connaîtra-t-il le même sort que SOPA ? « Plus que la mobilisation des citoyens et des internautes, la réaction des acteurs de l’Internet comme Google, Wikipédia et Mozilla sera déterminante », estime Nate Anderson, du site Ars Technica. La bataille ne fait que commencer. »
Une manifestation de protestation aura lieu à Bruxelles samedi 11 février prochain. Les détracteurs ne contestent pas le bien-fondé de l’accord, lequel vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Le problème réside dans le fait que le terme de "propriété intellectuelle" est volontairement flou. Le risque : il suffira d’échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires. Mais pour le vérifier ces échanges, ACTA va renforcer la surveillance. Les fournisseurs d’accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues. Or, citer un article de presse dans un email peut rentrer dans ce cadre… et mener à la prison ! Ce sont des accords liberticides pour internet qui pourraient nous être imposés par des personnes non élues. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c’est déjà le cas dans certains pays où l’on bloque l’accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.
Concrètement…
À n’en pas douter, la fermeture de Megaupload est un évènement qui s’inscrit dans une problématique touchant tous les acteurs à différents niveaux. Aux quatre coins de la toile, le débat reste ouvert et ne laisse personne indifférent.
Il y a quelques années, on s’émouvait pour la Chine en apprenant que certains sites leur sont inaccessibles. Facebook y est toujours interdit. Si certains États choisissent d’empêcher leurs citoyens d’accéder à des sites web, dans le cas présent il s’agit de conglomérats internationaux qui influencent les lois de nos pays occidentaux, que l’on clame hauts lieux de libertés. Sera-ce encore le cas longtemps ?
Pascale Tielemans
pascale.tielemans@resonanceasbl.be
Le CJC a un rôle politique. Nous sommes le relais des préoccupations de nos membres au niveau de la société et du monde politique. Les élections communales d’octobre 2012 nous donnent l’occasion d’interpeller les hommes et femmes politiques, les futurs mandataires politiques de nos communes. Pour ce faire, nos 18 organisations et associations de jeunesse ont œuvré ensemble pour écrire leur cahier de revendications, le cahier de revendications du CJC !
Le CJC demande aux mandataires politiques de prendre leurs responsabilités. Nous voulons qu’ils tiennent compte de nos propositions et nos constats dans l’élaboration de leurs programmes politiques.
En tant que Citoyens Responsables Actifs Critiques et Solidaires (CRACS), les jeunes de nos organisations prennent une part active dans la société. Voter est un acte essentiel pour notre démocratie ! C’est l’opportunité de faire entendre sa voix et de réclamer que certaines choses bougent.
Les thèmes choisis reflètent l’engagement Par et Pour nos jeunes qui est le nôtre au quotidien ! Nous souhaitons revendiquer des améliorations pour nos organisations de jeunesse implantées au niveau local, mais pas seulement ! Nous souhaitons également promouvoir un projet de société global et citoyen, éclairé par une vision jeune.
Dans le contexte budgétaire actuel, les jeunes sont inquiets de ce que le monde politique et l’avenir leur réservent. Les communes, dont certaines ont perdu beaucoup d’argent suite à des placements à risques, restent pourtant les premières interlocutrices politiques des jeunes, et doivent être à même de répondre à une série de leurs besoins quotidiens.
Nos communes doivent incarner un espace de vie où le jeune trouve sa place.
Ensemble, nous construisons avec les jeunes d’aujourd’hui le monde de demain. Représentant près de 100.000 jeunes, notre voix doit être entendue et trouver un écho auprès de vous, pour créer dès aujourd’hui, une société plus juste où chacun peut trouver une place, SA place.
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