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10/12/2010

"Horizons Sans Frontières", c’est le roman photo réalisé par le groupe "Horizon Sans Frontières" de la JOC-Liège, en collaboration avec l’asbl liégeoise "D’une certaine gaité". Au format magazine, cette publication est un superbe voyage dans les rues de Liège, pour découvrir les visages et les histoires des demandeurs d’asile et des sans-papiers, leurs galères et les obstacles administratifs et quotidiens qu’ils rencontrent pour vivre et survivre.

Plutôt qu’un discours rébarbatif sur les lois et les centres, le roman photo permet de mettre en valeur que les sans-papiers sont des gens, des parents, qu’ils font des études, ont un travail... Qu’ils sont avant tout des êtres humains, avant d’être définis par leur carte d’identité ! Tous les jours, radios, télévisions et journaux évoquent la question des demandeurs d’asile sous forme de chiffres, de ministres, de "misère du monde", de nombres de demandes... Avec ces images, on se rappelle qu’on est tous des êtres humains, quels que soient nos papiers et notre situation aux yeux des États.

A mettre entre toutes les mains !

Ce roman photo est en vente à prix libre auprès de la JOC de Liège. Des animations sur le thème des sans-papiers peuvent également être réalisées par les jeunes du groupe Horizons sans Frontières à la demande dans les groupes ou dans les écoles. Contact : jocliege@joc.be, 04/232 61 78, 0493/18 85 92.

Laetitia Vignaud
Chargée de communication du CJC
lvignaud@cjc.be

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30/07/2007

30/07/07


On en a tant parlé, déjà, dans la presse écrite, à la télé, entre fans, entre non-fans, peut-être en avez-vous même discuté avec les jeunes que vous animez et qui rêvent de parler anglais rien que pour savoir au plus vite ce qui va s’y passer… le dernier « Harry Potter » est sorti !!!

On pourrait s’attarder sans fin sur le phénomène médiatique et l’engouement que suscite la saga ou sur le retour à la lecture constaté chez les jeunes depuis l’apparition d’« Harry Potter », cependant, comme j’ai lu cet « Harry Potter » en anglais, en entier et pour le plaisir, c’est plutôt vers une critique, assez peu objective mais soit, que je compte me diriger.



L’intrigue

Sans rien vous dévoiler, mais pour bien resituer. Harry Potter est le seul être humain ayant jamais survécu à une attaque mortelle du très méchant mage noir Voldemort qui, de ce fait, est devenu son pire ennemi. Cet été, Harry va avoir 17 ans, l’âge de la majorité pour un sorcier, auquel il peut faire usage de la magie sans plus de restriction. Son mentor, Dumbledore, récemment décédé, lui a laissé pour mission de retrouver et détruire les horcruxes, objets dans lesquels Voldemort a placé une partie de son âme. Une bien lourde mission pour un si jeune sorcier qui a déjà tellement souffert (voir les épisodes précédents).

Mes impressions

Toujours pour ne pas vous enlever le plaisir de lire, mais aussi pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques commentaires sur le fond et la forme.

J’ai adoré l’histoire racontée, elle est bien dans la lignée des autres tomes de et, tout au long du livre, les éléments qu’on connaissait déjà sont remis en perspective et si on connaît bien la saga, on prend un grand plaisir à repérer toutes les références faites aux précédentes aventures.

Cependant, ceux qui trouvaient que les derniers tomes étaient extrêmement sombres n’avaient encore rien vu… On a parfois du mal à croire que l’on est en train de lire un livre pour enfants tellement certaines situations sont violentes, enfin pas tant dans ce qui s’y passe que dans ce que les personnages, et par extension les lecteurs, ressentent en les vivant (lisant). Enfin, on sait bien que Harry Potter ne s’adresse pas qu’aux enfants et que de toute façon, ce que ceux-ci préfèrent dans les histoires qu’ils lisent, c’est les loups qui leurs font tellement peur mais les rassurent aussi car quand ils sont dans les histoires, ils ne sont pas sous leur lit…

Le style est incomparable, comme d’habitude, tout en nuance mais pourtant avec un niveau de langage très adapté aux enfants, les différentes étapes de l’intrigue sont super bien amenées, avec ces grands coups d’accélérateurs qu’affectionne J.K. Rowling, on est scotché au livre jusqu’à la fin…

A lire d’urgence donc (enfin, quand il sera sorti en français), et surtout à conseiller à tous les enfants et jeunes car c’est un livre « intelligent » avec lequel on peut réfléchir (sur la différence, les relations, les obstacles que l’on rencontre et bien d’autres thèmes abordé au fil de ces 7 tomes…).

Dominique

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7/03/2007

Quand un monstre vient au monde … il y a deux solutions :
- soit c’est un monstre qui aime les forêts lointaines
- soit, c’est un monstre qui a envie de vivre sous ton lit. Si c’est un monstre qui aime les forêts lointaines, pas de problème. Mais si c’est un monstre qui a envie de vivre sous ton lit, il y a deux solutions :
- soit…
- soit…


Structuré par une série de "soit", et de "si" le livre "Quand un monstre vient au monde" est un moment de plaisir pour tous. C’est drôle et léger.
Les montres mangent des institutrices, nous dévorent peut-être mais la peur n’y aucune place. Une des deux possibilités apporte toujours une voie très pragmatique de type "S’il te mange tout cru, il n’y a plus grand chose à faire !".
L’autre possibilité entraîne le récit dans un cours tout à fait original. Et là, tout est possible.

Rythmé et fluide, chaque double page suit le même parcours : des "Si" pour commencer, un dessin simpliste et coloré au milieu et des "soit" en bas de page. ça roule.


- Quand un monstre vient au Monde... Editions Casterman (Albums Duculot)
Auteur(s) : Sean Taylor, Nick Sharratt
Dimensions : 23,1 x 32,6 cm 40 pages
Prix : 13,95 €

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8/11/2006

08/11/2006


Attention, amateurs de romans réalistes, veuillez vous abstenir, car Australie vous fera découvrir un monde que très peu connaissent et dont certains ne sont jamais revenus.

Anton, ex-journaliste correspondant de guerre, et Adrienne, ancien amour retrouvé, partent pour l’Australie afin d’échapper à un passé douloureux. Mais lorsqu’Anton se réveille, Adrienne a disparu et l’hôtel dans lequel il se trouve est situé entre les falaises et la mer, isolé du monde. Seuls quelques passagers de l’avion dans lequel Anton avait pris place sont mystérieusement présents. Anton est alors plongé dans l’incompréhension complète : la réception est injoignable, il n’y a aucun moyen de contacter Adrienne et personne ne sait comment partir...

Lorsque vous aurez fini cette lecture, l’espoir vous envahira d’une manière tellement naturelle que vous vous sentirez grandi. Comme si toute l’expérience d’une vie venait de vous être dévoilée, vous apprenant que l’essentiel n’est pas ce qu’il parait être.

Si le contenu est remarquable, on est d’autant plus touché par ce roman qu’il scelle malheureusement l’œuvre de Benoit Labaye puisque celuici nous a quittés il y a peu. Il nous laisse avec Australie le plus bouleversant des héritages.

Eléonore Ronneau

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31/10/2006

la vie et les délires d’Agapet


« Victoire ! Il y avait bien une lettre ce matin, une petite enveloppe carrée, lorsque je suis descendu relever le courrier ! »
Ainsi commence le livre énigmatique de Rossano Rosi, qui joue autant avec les prénoms qu’avec le langage.
Se réjouit-il enfin d’avoir du courrier, lui, Agapet Adulé, ou pense-t-il que cette lettre vient de la femme - Victoire - qui l’a quitté voici bientôt un an ? En cette matinée du 1er avril, bien qu’attendu par son tampon encreur au 34e étage de la Tour K, il se perd au plus profond de ses souvenirs lorsque, en plus de la lettre, il découvre un message sur son répondeur et la page de son calendrier déjà détachée. Y a-t-il un lien entre tout cela ? La réponse semble facile à trouver : il suffirait d’écouter le message et d’ouvrir la lettre.
Pourtant... non, de toute façon, ça, ça ne peut être qu’un mot d’Ed ! Mais qui est donc cet étrange Ed, qui sait se retrouver étalé sur presque toute la banquette d’un train bondé ? Ou encore, voler une petite DS rouge dans une librairie sous des yeux attentifs ?

Vous le découvrirez à travers les yeux d’Agapet. Pénétrez dans ses pensées qui se présentent comme des parenthèses qui s’ouvrent mais ne se referment pas. Mais surtout, n’ayez pas trop confiance en votre lecture, car tout, jusqu’au dernier mot, est trompeur. Rossano Rosi brouille les pistes. Il joue avec vous, et si vous pénétrez dans l’atmosphère du livre, vous vous amuserez. Vous ne devriez même pas avoir le temps de remonter vos chaussettes de façon à ce qu’elles soient bien lisses le long de vos chevilles !

Florence Herickx
Critique au projet "Prix Indications Jeune Critique"

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